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Méconnaissance de la Commune des immeubles à exproprier ou bien volonté de réduire au maximum l’indemnité de dépossession ?

Lors du conseil municipal en date du 19 décembre 2017, cinq décisions concernaient l’autorisation à donner donnée à Monsieur le Maire de signer les conventions d’indemnisation à intervenir dans le cadre de cinq expropriations de la ZAC Pompidou Le Mignon.

Comme ces décisions étaient prises en application d’une exécution des jugements du Tribunal de Grande Instance de Nanterre fixant les indemnités allouées aux expropriés, nous ne pouvions pas décemment voter contre. Toutefois, nous nous sommes abstenus pour marquer notre refus de cautionner cette opération d’aménagement plutôt tournée vers le profit d’un promoteur que vers le bien-être de ses habitants actuels. D’autant que la lecture des jugements est révélatrice de la perception que se fait l’équipe municipale de ses habitants du quartier Nord et surtout montre le peu de considération des expropriés qualifiés, lors d’un précédent Conseil Municipal, de « dommages collatéraux »

Ainsi, la Commune, qui se montre peu regardante sur le coût de certains équipements publics, minimise le prix du m² des biens des expropriés, pour des raisons discutables et alors qu’il s’agit d’une situation dramatique pour les personnes concernées.

Par exemple, en discréditant le bien concerné en le qualifiant « d’immeuble en état d’entretien médiocre » et que « le Bien est situé dans un quartier excentré de Bois-Colombes ». Alors que le Juge de l’expropriation retient « l’immeuble de la copropriété étant dans un état général correct » certes qualifié d’aspect un peu « vieillot » » et où le Bien bénéficie d’un environnement de proximité décrit de manière agréable.

Par ailleurs, la résorption d’habitat insalubre invoquée par la municipalité pour justifier la création de la ZAC Nord et les expropriations subséquentes est mise à mal dans une affaire concernant un pavillon que le Juge de l’expropriation a qualifié de  « Maison de type meulière particulièrement bien entretenue avec de beaux volumes et doté d’un grand jardin espace d’agrément très bien entretenu et arboré avec de nombreuses essences variés dont des arbres en pelouse avec une piscine semi enterrée en bois ».

Autre méthode pour diminuer le prix : oublier des m² correspondant à la surface d’une véranda ayant pourtant fait l’objet d’un permis de construire et d’un accord de la copropriété (la Mairie étant copropriétaire dans l’immeuble).

Cet oubli est d’autant plus surprenant quand on sait que la ville est propriétaire de 2 des 4 appartements de l’immeuble, et que chaque année depuis 4 ans il y a une réunion de copropriétaires avec le représentant de la ville et que la réunion se tient dans…. la pièce oubliée dans la surface estimée par la ville !

Dans une autre affaire, c’est 27 m² qui sont oubliés.

Pour établir le prix proposé, la Commune doit fournir un état comparatif des biens vendus dans les environs du biens expropriés or la Ville ne comprend pas ce que signifie comparaison car le Juge de l’expropriation exclut dans une affaire l’ensemble des références fournies par la Ville «  s’agissant de cessions d’appartements de type T1 ou T2 dans un état médiocre ou vieillissant  situés en étage sans ascenseur et sans jardin » ou dans une autre ce sont 4 termes de comparaison sur 6 qui sont rejetés par le Juge pour défaut de critères objectifs de comparaison « la différence de surface très importante entraînant de fait un niveau de confort d’habitation bien moindre » (des surfaces habitables de – 100m² alors que le bien en fait plus de 140 m²)

 

Nous dénonçons depuis longtemps le projet de la ZAC Nord tel qu’il a été lancé par la majorité municipale : sans véritable concertation, un coût final d’acquisitions foncières important pour la Ville, des permis de construire modifiés sous la pression des procédures engagées par certains habitants, des offres d’indemnisations anormalement basses.

Au-delà d’une opération immobilière privée, il s’agit d’histoires humaines malmenées, de familles en souffrance qui, après avoir été expulsées de leur logement sont maintenant contraintes de s’éloigner de Bois-Colombes.

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ZAC Nord : Après l’abandon de la géothermie, le label écoquartier perd de sa couleur !

« il est acté que l’hypothèse de réalisation d’un réseau de chaleur par géothermie sur nappe n’est pas poursuivie dans la mesure où les conditions de viabilité socio-économique d’une telle solution n’ont pu être démontrée lors des consultations menées à deux reprises pour la désignation d’un opérateur délégataire »

 

Il aura donc fallu essuyer deux échecs pour se rendre compte que le projet de géothermie à si peu de profondeur n’était pas viable économiquement et qu’en conséquence, les postulants n’avaient pas d’autres choix que de reporter le risque et donc le surcoût sur les usagers.

 

En résumé, plus de géothermie, des panneaux photovoltaïques qui disparaissent des plans, trois mille m² d’espaces verts perdus entre la perte du square Le Mignon et l’extension du parc Pompidou (10 200 m² ne fait pas moins que 7 500m² plus 6 000 m²), le caractère écologique devient de plus en plus gaguesque. Entre la destruction des espaces verts, les déchets des démolitions, les impacts des constructions etc., le bilan écologique est très largement négatif.

 

Comment alors peut-on parler d’un écoquartier ?

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Modification du contrat de concession, du programme des équipements publics de la ZAC Pompidou Le Mignon – Avenant à la convention d’association conclue entre HAUT DE SEINE HABITAT et BC et acquisition para la ville d’un volume immobilier pour la crèche

Lors du conseil municipal en date du 10 octobre 2017 dernier, nous avons voté CONTRE cette proposition parce que d’une part, les informations fournies aux membres du Conseil municipal sont erronées et d’autre part, l’opposition n’est pas écoutée lorsqu’elle dit des choses intéressantes qui se révèlent encore plus pertinentes 4 ans après et enfin, la majorité ne respecte pas le projet qu’elle avait envisagé.

 1/ Dans la note d’information (2), il est précisé que désormais l’aménageur va apporter une participation financière et non plus livrer l’équipement brut de béton et que cette participation – qui était initialement intégrée au montant global de valorisation des locaux apportés par l’aménageur – s’élève à 800.000 €.

 Or, ce volume immobilier était, en Juillet 2012, lorsqu’il a été évoqué en Conseil municipal, évalué à 693.000 € et non pas 800.000 €. Cependant, dans la délibération relative à la cession, est évoqué une somme de 865.945 € TTC (page 144) et on pourrait donc se dire que c’est 800.000 € + TVA et que la ville récupérera une partie de la TVA.

 Mais non, dans la modification des équipements publics du contrat de concession (page 130), on voit une participation de l’aménageur de 800.000 € + une participation de la commune de 65.945 € pour un coût de 865.945 € HT. 

Manifestement, certains ont des problèmes avec les additions et avec la TVA. Donc, la question est simple : pourquoi la participation de l’aménageur ne s’élève-t-elle pas au montant TTC du prix d’acquisition, soit 865.945 € TTC (à supposer qu’il s’agisse bien du montant TTC et non du montant HT) ?

Réponse de Monsieur REVILLON : Un engagement avait été pris : la crèche devait se faire au prix de revient. Comme il y a plus de 120m2, c’est plus cher… . Il n’y a pas de TVA sur le prix d’acquisition. C’est une erreur dans les documents.

 

2/ Dans le Conseil Municipal de 2012, avait été soumis au vote l’approbation de la convention d’association à conclure entre l’OPDHLM, BC et BOUYGUES. A l’époque, dans cette convention (2bis) :

–          Le volume immobilier (brut de béton) devant servir à la crèche était évalué à 693.000 €, ce qui correspondait à la participation de BOUYGUES ;

–          Il était précisé : « la ville supportera in fine le coût au-delà de la somme ci-dessus selon modalités à convenir ultérieurement », sachant qu’à l’époque, l’OPDHLM avait prévu de demander un avis des domaines. Ce qui signifiait que, si la valeur pour l’OPDHLM était supérieure à son coût de construction, le coût devenait un surcoût et nous aurions à payer la différence.

Nous avions donc alerté sur la possibilité de devoir payer un surcoût supplémentaire potentiel au vu d’une telle rédaction. Et nous avait été assuré que « Simplement, l’OPDH et BOUYGUES ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur le coût, dans la mesure où l’Office construisant ce bâtiment, s’interrogeait sur les surcoûts potentiels de la crèche. Ainsi, nous ne souhaitions pas que ce débat s’éternise autour de cet article, et parce que nous savons, au vu de notre expérience de construction des crèches, que nous sommes tout à fait dans le prix que cela coûtera, nous avons indiqué que, si ultérieurement, nous souhaitions des travaux supplémentaires parce qu’on vous livre une crèche brut de béton et que c’est nous qui l’aménageons, nous prendrions à nos frais les surcoûts éventuels ».

 Or, on s’aperçoit aujourd’hui que notre remarque était pertinente puisque, si on avait laissé la convention telle quelle, on aurait dû régler 600.000 € supplémentaire puisque les domaines ont chiffré le bien à 1.200.000 € !!!

Question : n’y a-t-il pas un risque de redressement fiscal ou autre au vu de la différence largement supérieure aux 10% autorisés par les Domaines entre leur évaluation à 1.200.000 € et le prix d’acquisition de 865.945 € ?

Réponse de Monsieur REVILLON : Non car il y avait un engagement à 800.000 € avec BOUYGUES. C’est pour cela qu’ils ne sont pas allés plus loin. Il ne peut pas y avoir de redressement fiscal car c’est pour un équipement public et le fisc n’en a rien à faire !!!

3/ La destination de ce volume a été modifiée : en effet, bien qu’il soit passé de 720m² à 834m², la destination est réduite :

Toujours lors du Conseil Municipal du 9 Juillet 2012, Mme MARIAUD avait précisé que cet équipement d’environ 750m² devait permettre l’installation d’une crèche traditionnelle de 40 berceaux, d’une Maison d’Assistantes Maternelles (MAM) permettant d’accueillir 16 enfants supplémentaires et d’un Relais d’Assistantes Maternelles (RAM) (2ter).

Or, maintenant, les documents n’évoquent plus que la crèche de 40 berceaux et le RAM (page 129) en précisant que c’est parce que ce volume doit également accueillir un RAM qu’il est porté à 834m², ce qui est faux puisque, lors du précédent conseil de 2012, le volume prévu contenait plus qu’une crèche de 40 berceaux et un RAM.

Questions : L’idée d’une Maison d’Assistantes Maternelles est abandonnée ? De plus, on se retrouve avec un espace suffisamment grand pour 60 berceaux (bien que ce nombre de 60 ait été initialement envisagé lorsque l’espace n’était que de 720m² pour finalement le ramener à 40) mais on le limite toujours à 40 ? Pourquoi ? Alors qu’on sait qu’on manque de places en crèches sur Bois-Colombes ?

 

Réponse de Monsieur REVILLON : Il faut ce volume car la population augmente et il y a plus de besoins pour les enfants. Il estime qu’on pourra faire ce que l’on veut en mettant ce que l’on souhaite lorsqu’on aura l’équipement.

Réponse de Madame MARIAUD, : La MAM n’est pas abandonnée. Elle ne sait pas pourquoi elle a disparu du programme d’équipements publics alors qu’elle est prévue depuis le début du projet.

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Des produits de cessions foncières iniques

La municipalité se targue, dans le rapport de présentation de son compte administratif 2016 de la réalisation des cessions foncières prévues dans le traité de concession d’aménagement de la Z.A.C. Pompidou-Le Mignon, pour un montant de 7,73 M€ hors taxes. Ne pas oublier le caractère inique de ces cessions puisque basées sur l’expropriation !

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Adieu Parc Pompidou !

Lors du Conseil municipal du 07 juillet, après avoir voté la désaffection puis le déclassement d’une partie du Parc Pompidou – opération qui permet d’intégrer un bien dans le domaine privé communal afin de le vendre – nous étions appelé à voter la cession de 3 585 m² du terrain correspondant à la partie Nord du Parc Pompidou (zone où des maisons individuelles construites par Bouygues auront un accès direct sur le Parc).

Bien sûr cette, vente, d’après la municipalité, est économiquement intéressante pour les finances publiques.

Afin de vérifier cette affirmation, nous nous sommes livrés à un calcul réalisé à partir des montants définis dans la décision 2015/S03/024 Modification de l’autorisation de programme « Réaménagement et extension du parc Pompidou » et des crédits de paiement y afférents. Or, nous obtenons du côté des recettes 6 370 322 euros (3 317 322 de vente + 875 000 de montant le F.C.T.V.A. à percevoir + 2 178 000 d’équipements réalisés par l’aménageur) et du côté des dépenses 12 006 330 euros (829 330 de ristourne pur vente en bloc + 4 600 000 d’acquisitions immobilières préalables pour reconstruire le parc + 2 650 000 pour les acquisitions à venir + 2 000 000 d’exonération de taxe locale d’équipement concédé à Bouygues + 3 927 000 de de travaux, maîtrise d’œuvre et frais divers à la charge de la commune).

Alors, pour rééquilibrer cette opération, la municipalité rappelle que l’aménageur s’engage pour 15,3 millions d’euros d’équipements publics en omettant par exemple les 17,3 millions d’euros pour les finances publiques de la démolition-reconstruction  de l’HLM .

Mais pour en rester sur le réaménagement du parc qui a été présenté aux Bois-Colombiens comme une opération peu onéreuse, avouer qu’un coût de 7 636 000 euros ne peut se concevoir comme économiquement avantageux.

Et tout cela pour perdre 3 000m2 d’espaces verts en superficie !!! Certes le Parc Pompidou sera plus grand (en comptant les deux parties coupées par la rue) mais ne pas oublier que nous perdons le square Le Mignon.

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Comment une modification du Plan Local d’Urbanisme peut être opportune pour le calcul des hauteurs de bâtiments

Comment deux modifications techniques sur le calcul de la hauteur des bâtiments introduits dans le nouveau PLU permettent de gagner opportunément quelques mètres aux nouvelles constructions :

Ancienne rédaction de l’article Uar 10 relatif à la hauteur des constructions.

« La hauteur d’un bâtiment est mesurée au niveau du sol naturel jusqu’au point le plus haut de la construction, y compris les équipements techniques, les machineries d’ascenseur, les ventilations, … à l’exception :

– des cheminées,

– des garde-corps rendus obligatoires pour la sécurité et l’entretien des toitures-terrasses

 

Nouvelle rédaction de l’article Uar 10 relatif à la hauteur des constructions.

« La hauteur d’un bâtiment est mesurée au niveau du sol naturel jusqu’au point le plus haut de la construction, y compris les équipements techniques, les machineries d’ascenseur, … à l’exception :

– des cheminées et les ventilations

– des garde-corps en ce compris les acrotères formant garde-corps, rendus obligatoires pour la sécurité des toitures terrasses

Le premier point concerne le mot « ventilations » (éléments techniques permettant d’extraire l’air d’une construction) qui étaient prises en compte pour le calcul de la hauteur maximale se trouvent avec cette nouvelle écriture exclues.

Concrètement cela signifie qu’un bâtiment situé dans la ZAC Nord peut dépasser la hauteur maximale autorisée de 15 mètres puisque désormais ses ventilations ne comptent pas. Ce qui est opportunément le cas pour la hauteur d’un bâtiment qui s’élève au moins à 16,20 mètres.

 

Le second point est relatif à l’exclusion du calcul de la hauteur par les garde-corps.

Dans son ancienne rédaction ce qui était exclu du calcul des hauteurs est un ensemble d’éléments formant une barrière de protection permettant d’entretenir les toitures terrasses. Ainsi sont visées toutes rambardes placées au sommet du bâtiment sur le toit plat et non pas sur les terrasses privatives.

L’ajout du mot acrotères combiné avec la suppression du mot entretien a pour effet de prendre en compte dans l’exclusion les toitures terrasses privatives délimitées par des murets situés en bordure pour permettre le relevé d’étanchéité.

 

En conséquence, au-delà de l’aspect visuel d’une plus grande verticalité et  l’ajout d’ombrage car à l’aplomb du plan de façade, la hauteur du bâtiment avec son dernier étage avec toit terrasse dépasse la hauteur maximale autorisée soit 14,80 au lieu des 12 m prescrit par l’article.

 

Voilà comment par deux modifications opportunes du PLU, on supprime d’une part, tout risque de contentieux sur des hauteurs de bâtiments dont les permis sont déjà déposés et d’autre part comment la protection du tissu pavillonnaire – dont pourtant le Maire se vante d’être le protecteur – risque d’être mise à mal par des immeubles de grande hauteur.

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D’après vous quel est le prix d’une placette ?

Lors du Conseil municipal du mardi 07 juillet était présenté une délibération concernant la démolition d’un immeuble sis 291-291bis avenue d’Argenteuil (l’immeuble qui abrite un bar-tabac à l’angle de la rue Gramme et l’avenue Argenteuil).

Dans le projet de la ZAC Pompidou Le Mignon, cela permettra d’avoir en entrée de rue une placette. Afin que nous puissions connaître le prix de revient de cet aménagement, nous avons posé la question de savoir combien de m² cela représentait. Ce à quoi nous a été répondu que c’était ridicule de raisonner de cette manière  car ce qui est important ce n’est pas le prix de revient en tant que tel de la placette mais d’envisager l »opération dans sa globalité.

A savoir que la commune a préempté en octobre 2004 l’immeuble (prix de vente départ 229 755 euros) auquel il faut ajouter l’indemnité d’éviction du local commercial  qui nous coûte environ 956 000 euros. A ce coût, il faut retrancher l’investissement de Bouygues Aménagement pour 250 000 euros et les derniers loyers dus par le gérant du Bar Tabac.

Ainsi, nous pouvons estimé que cette placette va revenir à plus de 800 000 euros. Au-delà du prix exorbitant pour un tel aménagement public, cette somme aurait certainement pu servir à autre chose…

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Le nouveau territoire de Bois-Colombes

Nous avons relevé que Monsieur Révillon avait signé un projet de territoire, dans le cadre de la Métropole du Grand Paris, incluant toutes les villes d’Argenteuil à Neuilly-sur-Seine. Et nous avons souligné que cela était a priori contradictoire avec les propos qu’il tient régulièrement et selon lesquels plus le territoire sera grand, plus la ville risque de perdre la maîtrise de sa politique (grande angoisse des maires de droite qui ont peur qu’on leur impose plus de solidarité…).

En réponse, Monsieur Révillon précise qu’il aurait affirmé que, s’il y a deux territoires, Bois-Colombes fera partie du territoire de la Boucle Nord car il trouve qu’il ne faut pas faire d’un côté le coin des riches avec La Défense et toutes les villes autour et d’un autre le coin des pauvres avec Villeneuve-La-Garenne. Il affirme que, si l’on se met tous ensemble, cela permettra d’aider les villes pauvres comme Villeneuve-La-Garenne.

De tels propos de la part de quelqu’un qui exproprie les habitants aux revenus modestes du nord de sa ville pour y mettre des personnes en mesure de payer leur appartement 6.000 € le m2, c’est assez ironique…

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Quand monsieur le Maire jette l’opprobre sur ses administrés

Monsieur Révillon se permet, dans le journal de Bois-Colombes numéro 108 d’octobre-novembre 2014 de prendre quelques libertés avec la réalité de l’opération de la ZAC Pompidou-Le Mignon

 

Aussi, nous nous devons de réfuter point par point les inexactitudes et les arguments fallacieux avancés.

 

Une volonté de déni du droit de recours.

 

Dès le début de l’entretien, Monsieur Révillon veut faire croire aux lecteurs que des personnes font des recours de manière systématique et par-delà empêchent le projet de démarrer.

Ce qui est absolument faux car tout d’abord certains permis n’ont fait l’objet d’aucun recours comme pour le lot M (immeuble angle avenue Argenteuil et rue Le Mignon). C’est seulement l’aménageur qui a pris l’initiative de ne pas commencer cette construction.

 

Ensuite, seules les personnes concernées directement par l’opération contestent les actes et les permis de construire. Mais pour Monsieur Révillon, dès que des personnes font valoir leur droit ils le font de manière abusive. En quoi vouloir faire respecter son droit le plus sacré, le droit de propriété cela serait démesuré, injuste. Pourquoi elles ne devraient pas se plaindre (au sens figuré et au sens propre) mais simplement se taire.

N’en déplaise à Monsieur le Maire nous sommes dans un état de droit et à ce titre toute personne peut intenter une action en justice dès qu’elle estime que son droit est bafoué.

 

Une volonté de stigmatiser les plaignants

 

Lorsque le Maire atteste que les recours sont motivés pour des raisons personnelles, nous sommes d’accord. En effet,  il s’agit bien de se défendre pour des raisons personnelles quand est en jeu l’expropriation ou l’expulsion de son logement. Toutefois, dans ses propos une connotation négative pointe. Est-ce immoral ou illégitime ?  Non, quoi de plus légitime, qu’après des années, des décennies, vous ne souhaitiez pas être chassé de votre logement !

 

 

Une volonté de ramener la défense de personnes expropriées et/ou expulsés à des considérations purement financières

 

Pour monsieur Révillon, les requérants seraient simplement motivés par des considérations financières. Cette accusation est à la limite de la diffamation, de la calomnie. En effet, cette critique est injustifiée et mensongère, elle est inventée avec le dessein de nuire à la réputation et à l’honneur des plaignants. Pour preuve deux faits. Le premier est que dans le cadre d’une expropriation vous ne vendez pas en faisant une plus-value mais vous recevez des indemnités qui sont bien souvent à 20% du prix du marché. Deuxièmement, les demandes au titre de l’article L. 761-1 du Code de justice administrative est de condamner la commune de Bois-Colombes, ensemble la société Bouygues Immobilier à verser solidairement aux plaignants ne dépassent jamais la somme de 3 000 euros. Il est à noter d’ailleurs que La mairie et Bouygues eux demandent chacun 5 000 euros et devant le tribunal civil, Bouygues demandent 483 676 euros en tant que dommages et intérêts et sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile 7 500 euros.

 

Une volonté de ramener la défense de personnes expropriées et/ou expulsés à des considérations idéologiques

 

Non content d’être animés par des considérations personnelles, financières, les plaignants feraient, pour Monsieur Le Maire des recours simplement par idéologie. C’est-à-dire que leurs recours ne seraient faits que pour s’opposer au Maire en tant qu’homme politique. C’est faire peu cas de la détresse de ces personnes et décidément ne pas les comprendre. Elles contestent simplement les décisions de la municipalité qui permettent à Bouygues de construire à l’endroit de leurs logements et les permis de construire déposés par l’aménageur (qui d’ailleurs est aussi Bouygues).

Une volonté de minorer le mécontentement et de jeter l’opprobre sur des habitants qui sont chassés de leur quartier.

 

Enfin, monsieur Révillon jette l’opprobre sur des habitants qui font valoir leur droit en justice en les présentant comme une minorité qui entend dicter sa loi au détriment de l’intérêt général.

Il faut rappeler qu’au-delà de cette minorité c’est en fait des centaines de personnes qui ont été concernés par le projet. En effet, il ne faut pas oublier tous ceux qui n’avaient pas les moyens financiers de s’opposer ou ceux qui ont préféré vendre ou quitter leurs logements par usure psychologique ou par lassitude. Les requérants doivent être aussi considérés comme les représentants de cette majorité silencieuse.

Aussi, vouloir opposer des administrés entre eux n’est pas digne d’un maire qui doit se préoccuper du bien vivre de l’ensemble de ses concitoyens.

Quant à leur faire porter la responsabilité de priver les habitants de nouveaux équipements et d’empêcher la réhabilitation du quartier cette attitude est scandaleuse.

Faut-il rappeler que cela fait plusieurs années que la municipalité aurait dû s’occuper de ce quartier (aucune mesure n’a été prise pour éviter la détérioration de certaines habitations, en guise d’accueil de centres aérés, de lieux de loisirs des préfabriqués vieux de plus de 30 ans).

De surcroit, les équipements publics comme le nouveau centre aéré ne profiteront qu’aux futurs habitants (pour rappel plus de 1 000 logements nouveaux).

 

 

 

Les plaignants veulent un quartier nord rénové, veulent que leur droit soit respecté, veulent continuer à vivre à Bois-Colombes.

Tout simplement.

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Présentation Parc Pompidou Journal de la municipalité Oct/Nov 2013 n° 103 – Décryptage

Nous sommes contre le projet de la ZAC Nord car dans sa présentation on occulte que pour le réaliser on exproprie des familles, on expulse des locataires, on vend un square, on en ferme un autre et maintenant on montre des photomontages qui enjolivent considérablement le futur parc.

Nous en voulons pour preuve le résultat du jeu des neuf erreurs (première photo). Pour gagner, il faut regarder attentivement la photo (en fait simplement ouvrir les yeux)

  • Bien voir la rue Lépine qui sépare les aires de jeu des enfants (au moins on pourra leur apprendre la sécurité routière ou alors vous amenez l’ainé les jours pairs et le petit les jours impairs).
  • Bien imaginer ce que représente une voie de 14 m (largeur réelle de la voie nouvelle à comparer avec la rue Lépine de 9 m).
  • Se concentrer sur les buttes qui ont pour fonction d’atténuer le bruit et qui seront en réalité des mottes de terre (nous sommes loin de la butte de Chaumont).
  • Bien comprendre que les espaces blancs en bas de la photo sont en fait des immeubles (cela fait plus joli pour la photo).
  • Penser que l’étang est en fait une pièce d’eau (il ne manquerait plus que les barques pour canoter le dimanche !)
  • Ne pas se laisser tromper par le mot mail (normalement correspond à une large voie plantée d’arbres en fait sa largeur ici ne fait que 6m).
  • Envisager le sport à dose homéopathique (le parcours ne fera que 50m de long)
  • Regarder la couleur des trottoirs (il faudra soit les peindre en vert, soit verdir directement le goudron car comptabilisés dans la surface espace vert).
  • Se rendre compte qu’aucune voiture n’est garée  (en fait les zones laissant penser à des larges trottoirs sont des emplacements de parking).

Dans la même veine, nous vous proposons un jeu de devinette.

Si les deux femmes en bas de l’image (deuxième photo) mesurent 1m73, à quelle distance sont les adultes au fond du parc ?

Question subsidiaire. A combien de centaines de mètres se trouve l’entrée nord du parc ?

Ne cherchez pas soit le dessinateur ne connait pas les lois de la perspective, soit Monsieur Révillon invente l’espace vert en miniature (un théâtre de verdure, un parcours sportif, des placettes, un terrain de football, de handball, de basket, des collines, un canal, un étang, un terrain de pétanque, une piste cyclable, un ponton, des allées, des portiques, etc…) et tout cela dans un …1ha ou alors il prend les bois-colombiens pour des… lilliputiens

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