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À qui la faute ?

   Les professeurs crient et c’est tout le système qui tremble. Comment peut-on faire demeurer une maison de pierre debout sur de la terre glaise ? La suppression de près de onze mille postes d’enseignants, cette rentrée, n’est pas la fin du problème ; mais c’est par elle que la fin s’avance. Les éternels hussards brossent un tableau peu rassurant : les suppressions de postes sont, selon le ministre, compensées par des heures supplémentaires, mal payées, dont les professeurs ne veulent pas ; ensuite, vont se multiplier les remplacements effectués par des vacataires, des contractuels ou des assistants d’éducation ; le recrutement de gré à gré va se normaliser, créant des contrats à durée déterminée, pour des personnes n’ayant pas, ainsi, le statut de fonctionnaire et n’étant pas enseignant ; enfin, d’ici quatre ans, ce seront quatre-vingt mille postes qui auront été supprimés.

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