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Le retour de la semaine des 4 jours à Bois-Colombes

Lors du conseil municipal du 19 février, nous nous sommes abstenus sur la délibération relative à l’approbation du projet éducatif territorial (PEdT) pour la période 2019-2021 car nous ne pouvons que regretter ce retour à la semaine de 4 jours, même si nous savions que certains membres du Conseil partagent ce regret.

En 2008, le gouvernement a supprimé la classe le samedi matin, ce qui a été dénoncé par tous les professionnels de l’enfance et les chronobiologistes :

  • L’académie de médecine, dans son rapport de 2010, préconise une année scolaire de 180 à 200 jours avec 4,5 à 5 jours par semaine, et 4 à 6 H de classe par jour en fonction de l’âge des enfants (au lieu de 144 jours de classe par an et 24H sur 4 jours) ;
  • Une mission parlementaire de 2010 ;
  • Une conférence nationale de 2011 ;
  • L’appel de Bobigny ;
  • L’Institut Montaigne

En 2013, le gouvernement réinstaure la semaine de 4,5 j qui est mise en place à Bois-Colombes en 2014.

Et le CSE a refusé, lors de sa séance du 8 Juin 2017, d’approuver le décret Blanquer qui permet de déroger à la loi pour revenir à la semaine de 4 jours.

Le COPIL mis en place à Bois-Colombes a décidé d’une consultation des conseils d’écoles où siègent les parents et les instituteurs et il était donc très prévisible que les instituteurs votent – et c’est compréhensible – pour le retour à la semaine de 4 jours. A ce sujet, nous regrettons que les enfants et les animateurs – parties également concernées par l’organisation des rythmes éducatifs.

Au-delà de ce regret sur le retour à la semaine de 4 jours, il faut reconnaître que l’important travail effectué par les services et le COPIL a abouti à un PEDT très complet avec un maintien des modules deux soirs par semaine, ce qui permet de capitaliser le travail effectué jusqu’à présent sur le contenu et la qualité de modules.

Nous avons bien entendu la garantie, lors de la commission, que les animateurs ne seraient pas impactés par le retour à la semaine de 4 jours, justement parce que les modules étaient maintenus. Nous souhaitions toutefois en avoir la garantie publiquement lors de ce Conseil.

Et nous tenons toutefois à souligner que, si nous estimons que le maintien des modules est une bonne chose, en revanche, les enfants qui ont école + activité ou étude ne pourrons pas sortir avant 18H au lieu de 17H30, ce qui aboutit donc à des journées plus chargées et donc, exactement l’inverse de l’objectif initial affiché : limiter la fatigue des élèves.

Conclusion : si certains sujets doivent indiscutablement faire l’objet de concertation, comme l’aménagement urbain, d’autres doivent être imposés et on aurait parfaitement pu refuser de remettre en question la semaine de 4,5 jours qui est fixée par la loi, la possibilité de revenir à la semaine de 4 jours n’étant qu’une dérogation possible prévue par décret

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