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Ordinateurs de vote, quand l’élection risque le bug

Dénoncées par un rapport du Sénat, non adaptées aux élections européennes avec de nombreuses listes et une information partielle, les machines à voter sont en perte de vitesse en France. Changeons d’èRe dénonce l’obstination de la municipalité.

Depuis 2007, Bois-Colombes fait partie des seulement 64 villes françaises (dont 11 villes dans le 92) à utiliser des machines à voter. Ce nombre est très faible car, suite aux incidents survenus au cours du premier tour de l’élection présidentielle de 2007 (écarts entre le nombre d’émargements et le nombre de votes du fait de dysfonctionnements dans l’organisation de bureaux de vote), la délivrance des autorisations pour l’utilisation des machines à voter a été bloquée.

Parallèlement, le nombre de communes utilisatrices a baissé (de 83 en 2007 à 64 en 2012).

A Bois-Colombes, lors des élections européennes, l’utilisation des machines à voter s’est révélée totalement inadaptée.

Changeons d’èRe a dénoncé, dès les élections européennes de 2009, la présentation des listes sur 2 pages, l’absence de logo et la seule mention du nom de la liste et de sa tête de liste. Cette année encore, cette présentation se faisait sur 3 pages, il n’y avait ni logo ni mention du nom de la liste.

De nombreux votants ont du sortir de l’isoloir pour retourner voir les bulletins et enregistrer le numéro de la liste qui les intéressait…De plus, comme les bulletins de vote ne sont pas envoyés avec les professions de foi, les listes sont découvertes uniquement le jour du vote alors que de nombreux citoyens préfèrent voter en fonction des personnalités présentes sur les listes. Enfin, contrairement à un vote papier – qui ne permet donc de voter que pour les listes ayant fourni des bulletins de vote – le vote électronique permet de voter pour une liste n’ayant fourni aucun document. Tout cela rompt l’égalité entre les candidats qui est à la base de toute élection.

Mais surtout, l’intervention, non contrôlable par les citoyens, de techniciens dans le cadre de la maintenance et du paramétrage des machines, rend relativement opaque le processus de vote. Contrairement à ce que pense Monsieur REVILLON, ce n’est pas parce qu’une machine à voter n’est pas reliée à Internet qu’il n’est pas possible de la pirater, qui plus est quand le système d’exploitation – Windows XP – n’est même plus assuré par Microsoft. Ainsi, un programmeur informatique pourrait modifier le programme pour que le vote sur la touche 1 amène à finalement voter pour le candidat 2. Cela serait totalement invisible et incontrôlable puisque le total des votes serait identique au nombre de signatures.

Bien qu’il soit incontestable que le vote électronique amène des avantages (économie de papier et proclamation immédiate des résultats), le maintien des machines à vote ajoute cependant une légitime méfiance puisque les électeurs ne peuvent pas comprendre et vérifier tous le processus de comptabilisation des voix. Nous avons donc demandé officiellement à M. REVILLON, lors du Conseil Municipal du 10 juin dernier et comme certaines communes l’ont déjà fait préalablement aux élections européennes, l’arrêt de l’utilisation des machines à voter pour les élections à venir.

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Analyse des élections électorales de 2014

Les dernières élections municipales et européennes ont vu respectivement la victoire de Monsieur Révillon et du Front national. Si effectivement on s’arrête au seul résultat ce sont des faits avérés mais qui nécessite une analyse plus approfondie et nuancée.

Les élections municipales

Au lendemain des élections, Monsieur Révillon dans une lettre à l’entête de la Mairie1 et dans le journal municipal d’avril se vante de sa victoire et de son score historique de 68,55% des voix. La victoire est certes réelle, mais avec une abstention de plus de 45% cela ne représente que 6 130 voix sur un total de 17 245 électeurs inscrits soit à peine 35% des inscrits.

Alors pour un maire qui se présente pour un quatrième mandat et qui se targue d’une satisfaction sans équivoque de son action, vous conviendrez que nous sommes loin de l’adhésion.

Autre effet d’annonce, 68,55% des voix soit un score supérieur de 12 points par rapport à 2008. Sauf qu’en 2008 une liste Modem était présente et avait recueilli 14% des voix alors que l’UMP était crédité de 56,17%. En 2014, il convient de souligner l’absence de liste Modem, alors même si toutes les voix du Modem ne sont pas solubles dans les voix de l’UMP, il est indéniable que les voix du Modem sont majoritairement confondues avec celles de l’UMP.

Cette progression de 12 points de Monsieur Révillon s’avère donc biaisée. D’ailleurs, si nous faisons l’addition des voix du Modem et de l’UMP en 2008, nous obtenons un nombre total de 6 036 voix soit pour 2014 une progression de seulement 94 voix.

Tandis que si nous cumulons les voix de la gauche (des têtes de listes Isabelle Dahan et David M’Banza) nous obtenons un total de 2 812 voix soit plus de 290 voix par rapport à 2008. Il convient de souligner que la gauche Bois-Colombienne est la seule des Hauts-de-Seine à progresser, signe d’un mécontentement local ?

Mais le vrai gagnant est celui qui ne s’exprime pas. En effet, alors que les élections municipales concernent la mise en oeuvre de décisions politiques2 concernant les préoccupations quotidiennes des citoyens plus de 45% d’électeurs inscrits s’abstiennent de voter.

Alors plutôt que se gargariser des résultats, il faut se poser la question pourquoi dans notre ville nous avions un taux d’abstention de + de 7 points par rapport au national.

Nous nous prenons également notre part de responsabilité car nous n’avons pas su attirer et convaincre ces personnes.

Les élections européennes

Le parti désigné par tous les médias comme le vainqueur de cette élection est le FN, ce qui est inquiétant. Bois-Colombes ne fait pas exception puisque ce sont 940 voix qui se sont portées sur le parti d’extrême droite (en 2009 seulement 270 voix) soit 3,5 fois plus.

L’union de l’UDI et du Modem permet au parti centriste de passer de 573 voix à 1 285 voix, soit une augmentation de 224%.

Ces progressions se sont faites au détriment du parti de Monsieur Révillon car l’UMP perd 463 voix3 soit une perte de plus de 20% et surtout de la liste des écologistes qui diminue de 883 voix4 soit une perte de plus de 51%.

Vous pensez que j’oublie dans les perdants le parti socialiste et bien, même si certains pouvaient l’espérer, contrairement au niveau national l’idée s’avère fausse. En effet, ce parti progresse sur Bois-Colombes de 408 voix5 soit plus de 57%.

Nous pouvons en être heureux mais pas satisfaits car Bois-Colombes ne fait pas exception quant au désamour pour la politique. En effet, même si nous notons une abstention certes moindre qu’en 2009 elle reste encore supérieure à 50%.

Et pourtant l’offre était pléthorique et le vote blanc reconnu6 !

Si la désillusion est telle que la majorité silencieuse préfère se laisser guider par d’autres, si en temps de crise ceux qui s’estiment être les perdants de la mondialisation sont sensibles au discours démagogique et europhobe de Marine Le Pen, à nous à les convaincre d’une part qu’ils peuvent et doivent prendre en main leur destin et d’autre part que la politique de rejet de l’autre et du repli sur soi est la pire de toute.

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Billet d’humeur Lundi 31 mars 2014

En ce lendemain de défaite, il convient sans doute de se remettre en question et de se tourner vers nos électeurs pour comprendre.

La théorie de la faute à – le gouvernement, François Hollande, les médias, ou le fait que les français consomment les élections comme un produit de consommation avec demande de satisfaction immédiate- cette théorie n’est vraie que pour partie. Qu’a-t-il manqué à nos candidats pour que leur électorat se détourne des urnes?

Qu’a-t-il manqué à nos maires sortants qui ont pourtant un excellent bilan pour que leurs concitoyens ne leur accordent pas à nouveau leur confiance?

Comment se fait-il que des personnages douteux, avec un passé judiciaire chargé, d’affaires, de corruption, de détournements, soit réélus, avec, de plus des scores dépassant de loin les 50%?

Comment des maires sans bilans, sans programme, ont-ils pu garder leur siège?

Nous devons nous interroger, nous qui avons de la politique une idée alliant idéal de société et intérêt général.

Nous qui sommes militants bénévoles depuis des années.

Nos maires battus, qui ont pourtant si bien travaillé dans leur ville devront aussi se demander ce qui a manqué.

De la com? de la présence sur le terrain?

Ou comme je l’ai entendu hier soir dans la bouche de gens qui attendaient les résultats, du clientélisme?

Si c’est cela, alors, il faut d’urgence rétablir l’instruction civique dans les collèges et les lycées.

Afin d’expliquer que les élections ne sont pas un distributeur de passe droit!!

La seule formation politique de nos jeunes actuellement c’est internet, BFM, et ce qu’ils entendent chez eux.

Le devoir de la République c’est aussi d’instruire et de former des citoyens , pas seulement des consommateurs.

Mais, d’un côté il y a la droite qui ne veut surtout pas de citoyens éclairés, et de l’autre une gauche qui se refuse à .. quoi d’ailleurs.. mais qui ne rétablit pas l’instruction à la citoyenneté dans nos écoles.

La citoyenneté s’apprend, comme tout le reste, surtout quand les parents pour toutes les raisons possibles ne peuvent pas transmettre une culture du vote et de la République à la maison.

En attendant, remettons nous au travail, auprès des citoyens, dans nos conseils municipaux.

Tentons d’empêcher les communes de droite de détruire les liens sociaux de nos cités, de changer la sociologie de nos villes.

Veillons à l’application des règles républicaines et égalitaires par les services municipaux.

Prouvons que nous sommes à l’écoute de nos concitoyens , même quand nous sommes dans l’opposition, surtout quand viendront les temps des lendemains qui déchantent et des promesses non tenues.

 

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Lorsque le maire confirme les dires de M. SNEESSENS dans sa réponse

Rappel du premier épisode :

Dans une lettre ouverte au maire, M. Sneessens, pourtant maire adjoint de M. Révillon, a pointé du doigt les grandes difficultés qu’il avait rencontré lors de ses 6 ans en tant qu’adjoint au maire. Cette lettre lisible sur le site mis en place par M. Sneessens, qui continue à être mis à jour régulièrement sur la page Compléments, a été lu par son auteur mardi dernier en conseil municipal devant une assemblée médusée. Changeons d’èRe, qui a pris l’habitude depuis quelques mois de filmer les conseils municipaux, diffuse depuis mardi la vidéo de cette lecture.

Après ce coup d’éclat, le maire a répondu à M. Sneessens. Ce discours permet de comprendre ce que M. SNEESSENS dénonce. En effet, bien que le maire semble garder son calme, on sent bouillir en lui la colère et fini par confirmer plusieurs points de la lette de son adjoint. Ainsi, au lieu de dire qu’il ne lui répondra pas il utilise une formule beaucoup plus violente :

« Démolir », le terme est fort. Et donne écho à ce que dit M. Sneessens :

Ils peuvent se montrer tantôt bien élevés, gentils, courtois, souriants, voire obséquieux, quand il y a besoin de l’être, mais peuvent aussi être tantôt brutaux, racistes, homophobes, sectaires, dogmatiques…

En général très bien caché, on sent tout ce mépris dans la réponse du maire à Isabelle Dahan lorsqu’elle soulignait l’aspect courageux de la démarche de M. Sneessens :

« Vous n’avez qu’à le prendre »… On est loin de l’image du gentil vieux monsieur que le maire veut se donner.

M. Sneessens dénonce également le manque de démocratie qui existe au sein de la majorité dans laquelle les décisions sont prises uniquement par le maire et un cercle très restreint. Réponse du maire :

C’est un discours que l’on entend souvent lors des conseils municipaux : « Les gens ne sont pas contents ? Qu’ils viennent me voir ! » En disant cela, Yves Révillon confirme donc ce côté toute puissance du maire, voire, si on osait, clientéliste. Ce côté toute puissance fait écho également au reproche de M. Sneessens sur la négociation des pénalités pour la salle Jean Renoir que le maire aurait négociées en ne voulant ni de la présence de son adjoint au maire ni de celle de la directrice technique de la mairie. D’ailleurs, sur ce sujet, le maire a une jolie phrase :

On aurait aimé qu’il en soit sûr !

Lorsqu’il prend le conseil municipal à témoin sur la possibilité de chacun de s’exprimer, notez avec quelle énergie les autres conseiller-ère-s manifestent leur soutien.

Seule, Mme Mariaud, adjointe au maire à la petite enfance et sans doute n°2 de la liste du maire pour les prochaines élections, prend le micro pour prendre la défense de son candidat.

Et on comprend ce que M. Sneessens veut dire quand il dit :

Lors des Conseils, le jeu du vote à main levée fait le reste, tout le monde n’a plus qu’à être d’accord avec celui qui tient le porte-voix. Et gare à celle ou celui qui osera s’opposer, voire même s’abstenir !

Puisque la première réaction du maire est de dire sous des aspects mélodramatique :

Comme s’il était impossible pour des personnes qui ne pensent pas la même chose de collaborer. Un bon petit gout de « La France tu l’aime ou tu la quitte… », sauf que là c’est Bois-Colombes, ou plutôt sa vision de Bois-Colombes, comme si, une fois de plus d’autres visions étaient impossibles..

Depuis longtemps, en matière de démocratie locale, Changeons d’èRe dénonce des méthodes de fonctionnement et des attitudes d’un autre temps. Mais ces thèmes sont difficiles à faire passer car souvent difficile à mettre à jour. Avec l’intervention de M. Sneessens, nous avons un aperçu des réalités du fonctionnement de notre ville…

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S’inscrire sur les listes électorales à Bois-Colombes

Vous venez d’arriver à Bois-Colombes? Vous venez d’avoir 18 ans? Vous êtes citoyen de l’Union Européenne? Vous avez jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur les listes électorales, condition nécessaire pour pouvoir voter en 2014. En 2014, faites entendre votre voix aux élections municipales (23 et 30 mars 2014) et aux élections européennes (25 mai 2014).
Mode d'emploi pour l'inscription sur les listes électorales à Bois-Colombes

Mode d’emploi pour l’inscription sur les listes électorales à Bois-Colombes

N’attendez plus : rendez-vous à la mairie la plus proche de chez vous ou sur http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1367.xhtml

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Inscription sur les listes

Afin de pouvoir voter en 2012 les citoyens doivent être inscrits sur les listes électorales au plus tard le 30 décembre 2011.

Si  l’inscription est automatique pour les jeunes de 18 ans il est préférable de vérifier l’inscription en mairie.

Quant aux personnes qui changent de lieu d’habitation entre deux années électorales, s’ils ne veulent pas apprendre au moment du vote qu’ils sont radiés des listes électorales dépendantes de leur ancien domicile, il est préférable de s’inscrire dans leur nouvelle commune.

Pour que cette inscription soit effective, il faut soit :

  • se rendre à la mairie du nouveau lieu d’habitation avec les pièces exigées formulaire d’inscription pièce d’identité et justificatif de domicile
  • envoyer un courrier à la mairie comportant le formulaire d’inscription une photocopie d’une pièce d’identité et un justificatif de domicile
  • s’inscrire directement par internet pour certaines communes en utilisant le téléservice proposé sur https://mdel.mon.service-public.fr/inscription-listes-electorales.html

Cette dernière modalité n’est pas disponible pour notre commune, cela ne permet que  de compléter le formulaire de demande d’inscription sur les listes électorales.

A toutes fins utiles, l’élection du président de la république aura lieu du dimanche 22 avril et 6 mai 2012 les élections législatives se dérouleront du dimanche 10 et 17 juin 2012.

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Les ordinateurs de votes toujours en question…

Depuis 2007, la municipalité de Bois-Colombes nous oblige à voter par le biais d’ordinateurs de vote. Le dernier vote électronique s’est certes mieux déroulé (souvenez-vous des files d’attente de plusieurs heures), et présente certains atouts comme l’économie de papier ou la proclammation immédiate des résultats toutefois ces modalités posent toujours quelques difficultés. Au point que certaines villes ont décidé de revenir au mode de vote traditionnel.

Par exemple, la ville de Voreppe dans l’Isère avait pris la décision en janvier 2007 de s’équiper de ces ordinateurs. Après 2 ans d’utilisation et trois scrutins, la municipalité a décidé de les mettre au placard et ceci pour diverses raisons (voir le compte rendu du conseil municipal du 27 avril 2009) : (suite…)

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