HAUT

Vidéo de la délibération sur la DUP de la ZAC Nord

Vous trouverez ci-dessous les vidéos de la délibération du 22 mai 2012. Vous trouverez ici, un article sur cette délibération et sur la situation à cette date.

PARTIE I


Conseil municipal 22 mai 2012 Part I par changeons-d-ere

PARTIE II


Conseil municipal 22 mai 2012 Part II par changeons-d-ere

Lire la suite
HAUT

Éco quartier à Bois-Colombes : de mal en pis…

 

Mardi 22 mai 2012. Conseil municipal à Bois-Colombes. Après des années de travail, nous arrivons à une étape essentielle du projet de la ZAC Nord de la mairie : la déclaration d’utilité publique (retrouvez l’intégralité du débat en vidéo sur le site www.changeonsdere.fr).

C’est l’étape qui doit permettre à la mairie d’obtenir l’autorisation par la Préfecture d’expulser et d’exproprier les habitants vivant encore sur la zone. Nous avons depuis longtemps dénoncé la gestion par la municipalité de ce projet.

Il ne s’agit évidemment pas de dire qu’il ne faut rien faire, nous le répétons car M. Révillon essaie encore et encore de faire croire le contraire, il faut que le quartier nord soit revalorisé. L’opposition de gauche s’est d’ailleurs toujours mobilisée pour que des programmes d’amélioration du quartier voient le jour, bien avant les premières velléités du maire à tout raser.

Non, nous disons que ce programme est mauvais, mal pensé et laissant trop les mains libres à Bouygues entrainant des souffrances chez les bois-colombiens actuels et futurs.

Il est mauvais pour les habitants de la ZAC.

En 2007, lors de la première présentation de la ZAC, c’est en étudiant des panneaux d’affichages à la loupe que les premiers concernés ont appris qu’ils étaient dans le périmètre de celle-ci. Autrement dit que la mairie prévoyait de détruire leur habitation. Certains ont même eu l’information lorsque Bouygues les a contactés.

Depuis, c’est un quartier traumatisé par les méthodes de la ville et de Bouygues qui tente de résister à leurs pressions.

Traumatisé de voir leur voisin partir : l’un pour un foyer de personnes âgées, d’autres avec des chèques de la mairie de 30% inférieur à la proposition ferme d’acheteurs potentiels avant préemption…

Traumatisé par les pressions de Bouygues et de la mairie pour les voir partir : non remise en route du chauffage à l’arrivée de l’hiver contre la fourniture de petits convecteurs insuffisant pour chauffer l’appartement, coupure d’eau pendant les périodes les plus froides de l’hiver dans des immeubles dont la mairie est copropriétaire…

Traumatisé par la mise en place de bandeaux publicitaires sur tout le quartier annonçant un « éco-quartier » (ce qu’il ne sera pas d’ailleurs) et rappelant ainsi aux habitants à chacune de leur sortie qu’on veut les voir partir. Communication aidée par la mairie qui va jusqu’à mettre sur son site officiel un lien direct vers un site commercial de Bouygues, elle d’habitude si prompte à réagir dès qu’un petit autocollant est collé au centre ville.

Traumatisé par l’absence d’écoute du maire qui ne s’est astreint qu’une concertation minimale de façade et qui propose de rencontrer les gens individuellement dans son bureau alors que c’est une réponse globale qu’il faut apporter.

Traumatisé par le manque de considération de la mairie, qui ne sait même pas combien de familles sont concernées par les expropriations. Ils finissent par accepter le chiffre de 100 que l’opposition avance soit entre 200 et 300 personnes !

Traumatisé par les courriers envoyés la veille de noël leur annonçant l’évolution de leur dossier vers l’expulsion.

Il est mauvais pour les bois-colombiens.

Au-delà des habitants actuels de la ZAC qui sont les premiers touchés, l’ensemble des bois-colombiens n’a pas grand-chose à gagner à ce projet et beaucoup plus à perdre. En effet, alors que la ville voit une augmentation de sa population et en particulier l’arrivée de jeunes couples avec enfants, la municipalité sous-estime les besoins en équipements municipaux. Pire, alors que le projet initial prévoyait 800 logements, celui-ci est passé à 1200 après négociation avec Bouygues (pas d’augmentation de la surface, uniquement des appartements plus petits), mais entre les deux, la ville n’a pas trouvé nécessaire de revoir l’offre d’équipements publics (crèches, écoles, centres de loisirs), alors qu’elle avait l’occasion dans le cadre de la ZAC d’en créer aux frais de l’aménageur.

D’autre part, alors que le maire se vantait jusque là du doublement de la surface du parc Pompidou, devant les arguments de l’opposition et des habitants, il a été obligé de reconnaître en réunion publique que cela n’était pas vrai. En effet, alors que plus de 900 logements vont être créés sur la zone, la mairie n’a pas trouvé important de permettre à la ville d’améliorer le pourcentage d’espaces verts et de jeux par habitant qui est un des plus faibles lorsque l’on compare Bois-Colombes à des villes similaires.

Sur ce sujet, Bois-Colombes est une ville trompeuse : si près de la moitié de la surface de la ville est recouverte de verdure, celle-ci est pour la très grande majorité composée de jardins privés. Pas de problème donc, s’il y a peu de parc, c’est simplement parce que les gens peuvent profiter de leur jardin ? Non, car 80% des bois-colombiens habitent en appartement et n’a donc pas accès à ces jardins. Et le projet de ZAC aggrave ce déficit : alors qu’on multiplie par 4 le nombre de familles en supprimant des pavillons avec jardin par des appartements, on agrandit le parc de seulement 30% !

De même, Bouygues a déjà prévu de commencer les constructions sur le parc Pompidou, anéantissant celui-ci. Le but étant de le recréer en légèrement plus grand à côté. A noter que Bouygues peut commencer à construire sur le parc car ce dernier appartient à la mairie alors que l’espace du futur parc est lui encore composé de parcelles appartenant à des habitants qui ne veulent pas partir. Lors du conseil municipal du 22 mai, Yves Révillon évoquait l’hypothèse de construire quand même, malgré les nombreux recours qui peuvent à tout moment arrêter le projet. Cette méthode à marche forcée n’a que pour but de faire  pression une nouvelle fois sur les habitants, supprimant d’ores et déjà le parc sans garantie de remplacement, privant tout le quartier d’espaces verts déjà insuffisant aujourd’hui.

Un projet déjà très mauvais pour les futurs habitants.

La mauvaise gestion de ce dossier par une municipalité n’ayant aucune vision ni idée neuve, l’a amené à laisser Bouygues mettre en place un programme dont le seul but, pour ce dernier, est la rentabilité. Cette méthode de gestion de la ville commence à montrer toutes les facettes de ses limites. En effet, alors même que Bouygues n’avait pas les permis de construire, Bouygues a déjà vendu de nombreux logements sur la ZAC. Ayant besoin de ces ventes pour convaincre les banques de financer le projet, ils ont même vendu à des conditions avantageuses. Évidemment, lors de la réservation, Bouygues se garde bien de dire qu’ils y a déjà de nombreux recours contre le projet. Ces ménages signent donc des réservations s’engageant dans des prêts pour lesquels même s’ils ne commencent pas à rembourser, ils paient déjà les assurances. Une bonne affaire en apparence, mais à quel prix ?

Aujourd’hui, alors que la signature initiale devant notaire devait avoir lieu en mars, celle-ci a déjà été repoussée 3 fois (pour une date prévue en décembre 2012). Retard pris suite aux nombreux recours posés par les habitants actuels qui ne veulent pas abandonner leur bien. Risquant donc d’opposer les nouveaux acquéreurs aux anciens alors qu’ils ne sont que tous victimes de l’ingérence de la municipalité et de la soif de bénéfices de Bouygues.

Cette situation est très difficile à vivre, pour les habitants actuels comme pour ceux qui ont réservés des appartements à des conditions qu’ils risquent de ne pas retrouver si jamais ce projet ne se faisait pas. En effet, pour des raisons de fiscalité, les acquéreurs ne pourront sans doute pas acheter aux mêmes conditions que sur la ZAC PLM de Bois-Colombes, alors qu’ils auraient pu miser sur un projet plus solide dès le départ.

C’est pourquoi, le groupe d’opposition Changeons d’èRe ainsi que l’association du même nom, continuera de se battre contre ce projet qui doit être revu en profondeur en associant tous ceux qui sont concernés et en essayant de trouver des solutions pour chacun.

Ce n’est ni aux habitants de la ZAC, ni aux bois-colombiens, ni aux futurs acheteurs de devoir payer le prix d’une gestion catastrophique du dossier.

Lire la suite
HAUT

Éco quartier à Bois-Colombes : de mal en pis…

Mardi 22 mai 2012. Conseil municipal à Bois-Colombes. Après des années de travail, nous arrivons à une étape essentielle du projet de la ZAC Nord de la mairie : la déclaration d’utilité publique (retrouvez l’intégralité du débat en vidéo sur le site www.changeonsdere.fr).

C’est l’étape qui doit permettre à la mairie d’obtenir l’autorisation par la Préfecture d’expulser et d’exproprier les habitants vivant encore sur la zone. Nous avons depuis longtemps dénoncé la gestion par la municipalité de ce projet.

Il ne s’agit évidemment pas de dire qu’il ne faut rien faire, nous le répétons car M. Révillon essaie encore et encore de faire croire le contraire, il faut que le quartier nord soit revalorisé. L’opposition de gauche s’est d’ailleurs toujours mobilisée pour que des programmes d’amélioration du quartier voient le jour, bien avant les premières velléités du maire à tout raser.

Non, nous disons que ce programme est mauvais, mal pensé et laissant trop les mains libres à Bouygues entrainant des souffrances chez les bois-colombiens actuels et futurs.

Il est mauvais pour les habitants de la ZAC.

En 2007, lors de la première présentation de la ZAC, c’est en étudiant des panneaux d’affichages à la loupe que les premiers concernés ont appris qu’ils étaient dans le périmètre de celle-ci. Autrement dit que la mairie prévoyait de détruire leur habitation. Certains ont même eu l’information lorsque Bouygues les a contactés.

Depuis, c’est un quartier traumatisé par les méthodes de la ville et de Bouygues qui tente de résister à leurs pressions.

Traumatisé de voir leur voisin partir : l’un pour un foyer de personnes âgées, d’autres avec des chèques de la mairie de 30% inférieur à la proposition ferme d’acheteurs potentiels avant préemption…

Traumatisé par les pressions de Bouygues et de la mairie pour les voir partir : non remise en route du chauffage à l’arrivée de l’hiver contre la fourniture de petits convecteurs insuffisant pour chauffer l’appartement, coupure d’eau pendant les périodes les plus froides de l’hiver dans des immeubles dont la mairie est copropriétaire…

Traumatisé par la mise en place de bandeaux publicitaires sur tout le quartier annonçant un « éco-quartier » (ce qu’il ne sera pas d’ailleurs) et rappelant ainsi aux habitants à chacune de leur sortie qu’on veut les voir partir. Communication aidée par la mairie qui va jusqu’à mettre sur son site officiel un lien direct vers un site commercial de Bouygues, elle d’habitude si prompte à réagir dès qu’un petit autocollant est collé au centre ville.

Traumatisé par l’absence d’écoute du maire qui ne s’est astreint qu’une concertation minimale de façade et qui propose de rencontrer les gens individuellement dans son bureau alors que c’est une réponse globale qu’il faut apporter.

Traumatisé par le manque de considération de la mairie, qui ne sait même pas combien de familles sont concernées par les expropriations. Ils finissent par accepter le chiffre de 100 que l’opposition avance soit entre 200 et 300 personnes !

Traumatisé par les courriers envoyés la veille de noël leur annonçant l’évolution de leur dossier vers l’expulsion.

Il est mauvais pour les bois-colombiens.

Au-delà des habitants actuels de la ZAC qui sont les premiers touchés, l’ensemble des bois-colombiens n’a pas grand-chose à gagner à ce projet et beaucoup plus à perdre. En effet, alors que la ville voit une augmentation de sa population et en particulier l’arrivée de jeunes couples avec enfants, la municipalité sous-estime les besoins en équipements municipaux. Pire, alors que le projet initial prévoyait 800 logements, celui-ci est passé à 1200 après négociation avec Bouygues (pas d’augmentation de la surface, uniquement des appartements plus petits), mais entre les deux, la ville n’a pas trouvé nécessaire de revoir l’offre d’équipements publics (crèches, écoles, centres de loisirs), alors qu’elle avait l’occasion dans le cadre de la ZAC d’en créer aux frais de l’aménageur.

D’autre part, alors que le maire se vantait jusque là du doublement de la surface du parc Pompidou, devant les arguments de l’opposition et des habitants, il a été obligé de reconnaître en réunion publique que cela n’était pas vrai. En effet, alors que plus de 900 logements vont être créés sur la zone, la mairie n’a pas trouvé important de permettre à la ville d’améliorer le pourcentage d’espaces verts et de jeux par habitant qui est un des plus faibles lorsque l’on compare Bois-Colombes à des villes similaires.

Sur ce sujet, Bois-Colombes est une ville trompeuse : si près de la moitié de la surface de la ville est recouverte de verdure, celle-ci est pour la très grande majorité composée de jardins privés. Pas de problème donc, s’il y a peu de parc, c’est simplement parce que les gens peuvent profiter de leur jardin ? Non, car 80% des bois-colombiens habitent en appartement et n’a donc pas accès à ces jardins. Et le projet de ZAC aggrave ce déficit : alors qu’on multiplie par 4 le nombre de familles en supprimant des pavillons avec jardin par des appartements, on agrandit le parc de seulement 30% ! De plus, on perd à jamais les 6800 m2 du terrain lemignon. Le pire, c’est qu’il suffirait de déplacer moins de 15 % des logements projetés pour conserver 1,8 ha d’espace vert public au lieu des 1,02 annoncé.

De même, Bouygues a déjà prévu de commencer les constructions sur le parc Pompidou, anéantissant celui-ci. Le but étant de le recréer en légèrement plus grand à côté. A noter que Bouygues peut commencer à construire sur le parc car ce dernier appartient à la mairie alors que l’espace du futur parc est lui encore composé de parcelles appartenant à des habitants qui ne veulent pas partir. Lors du conseil municipal du 22 mai, Yves Révillon évoquait l’hypothèse de construire quand même, malgré les nombreux recours qui peuvent à tout moment arrêter le projet. Cette méthode à marche forcée n’a que pour but de faire  pression une nouvelle fois sur les habitants, supprimant d’ores et déjà le parc sans garantie de remplacement, privant tout le quartier d’espaces verts déjà insuffisant aujourd’hui.

Un projet déjà très mauvais pour les futurs habitants.

La mauvaise gestion de ce dossier par une municipalité n’ayant aucune vision ni idée neuve, l’a amené à laisser Bouygues mettre en place un programme dont le seul but, pour ce dernier, est la rentabilité. Cette méthode de gestion de la ville commence à montrer toutes les facettes de ses limites. En effet, alors même que Bouygues n’avait pas les permis de construire, Bouygues a déjà vendu de nombreux logements sur la ZAC. Ayant besoin de ces ventes pour convaincre les banques de financer le projet, ils ont même vendu à des conditions avantageuses. Évidemment, lors de la réservation, Bouygues se garde bien de dire qu’ils y a déjà de nombreux recours contre le projet. Ces ménages signent donc des réservations s’engageant dans des prêts pour lesquels même s’ils ne commencent pas à rembourser, ils paient déjà les assurances. Une bonne affaire en apparence, mais à quel prix ?

Aujourd’hui, alors que la signature initiale devant notaire devait avoir lieu en mars, celle-ci a déjà été repoussée 3 fois (pour une date prévue en décembre 2012). Retard pris suite aux nombreux recours posés par les habitants actuels qui ne veulent pas abandonner leur bien. Risquant donc d’opposer les nouveaux acquéreurs aux anciens alors qu’ils ne sont que tous victimes des carences de la municipalité et de l’avidité de bénéfices de Bouygues.

Cette situation est très difficile à vivre, pour les habitants actuels comme pour ceux qui ont réservés des appartements à des conditions qu’ils risquent de ne pas retrouver si jamais ce projet ne se faisait pas. En effet, pour des raisons de fiscalité, les acquéreurs ne pourront sans doute pas acheter aux mêmes conditions que sur la ZAC PLM de Bois-Colombes, alors qu’ils auraient pu miser sur un projet plus solide dès le départ.

C’est pourquoi, le groupe d’opposition Changeons d’èRe ainsi que l’association du même nom, continuera de se battre contre ce projet qui doit être revu en profondeur en associant tous ceux qui sont concernés et en essayant de trouver des solutions pour chacun.

Ce n’est ni aux habitants de la ZAC, ni aux bois-colombiens, ni aux futurs acheteurs de devoir payer le prix d’une gestion catastrophique du dossier.

Lire la suite
HAUT

Seconde contribution des élus Changeons d’èRe à l’enquête d’utilité publique de la ZAC NORD

 

Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Dans le prolongement de notre rencontre du 11 Février dernier, je vous adresse ci-après mes observations sur la ZAC PLM telle qu’elle est actuellement envisagée.

Avant d’entrer dans le détail de l’opération, je me permets de souligner que votre mission contient, aux termes de l’arrêté du 16 Décembre 2011, l’enquête pour laquelle vous avez été désignée est constituée par :

  • une enquête parcellaire en vue de l’acquisition des parcelles nécessaires à la réalisation du projet ;
  • une enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique relative au projet de réalisation de la ZAC PLM à Bois-Colombes.

Par conséquent, il s’agit bien de l’intérêt public de l’intégralité de la ZAC dans son ensemble (incluant par conséquent les réalisations envisagées sur des parcelles qui sont d’ores et déjà la propriété de la ville et pas seulement les parcelles susceptibles de faire l’objet d’expropriations) qui est soumis à votre appréciation.

Concernant l’intérêt public de cette ZAC, je m’attacherai plus particulièrement aux équipements publics qui sont prévus et qui n’ont eu de cesse d’évoluer au fil du temps ainsi qu’aux incohérences des différents documents sur ce point.

I – Sur l’évolution à la baisse des équipements publics

Les équipements publics prévus dans le dossier de création de la ZAC en 2008 étaient de 5.000 m2 SHON et incluaient notamment la construction de terrains de tennis.

Dans le dossier de réalisation de la ZAC de Mai 2011, ces équipements publics n’étaient plus que de 3.000 m2 SHON (page 50), la construction de terrains de tennis étant en outre supprimée.

Dans le dossier d’enquête préalable de Juillet 2011, les équipements publics ne sont plus dès lors que 1.980 m2 (page 14).

Ainsi, en l’espace de trois ans :

  • d’une part, la superficie d’équipements publics a été réduite de plus de la moitié ;
  • d’autre part, la nature des équipements publics a été modifiée.

Dès lors et compte tenu de l’évolution toute récente du projet, la prétendue concertation que la Mairie affirme avoir menée pendant plusieurs années ne portait absolument pas sur le projet qui est désormais envisagé.

Au surplus, ces équipements publics sont de façon générale totalement insuffisants au regard de la population de la ville puisqu’aucun équipement sportif n’est désormais envisagé alors que la ville ne contient que très peu d’équipements publics sportifs.

En effet, à l’exception des complexes sportifs SMIRLIAN et LA SAUVEGARDE (situés juste à côté de la Place Jean Mermoz), JEAN JAURES et du Centre ABBE GLATZ, la ville ne compte aucun terrain de sport et ne peut ainsi accueillir que deux sports collectifs (le volley-ball et le hand-ball).

De plus, les activités sportives et les places disponibles sont extrêmement limitées, ce qui conduit bon nombre d’habitants à rechercher dans les villes avoisinantes l’offre et la disponibilité qu’ils ne trouvent pas à BOIS-COLOMBES.

II – Sur l’insuffisance des équipements publics prévus

A titre préliminaire, il est relevé que l’étude d’impact annexée au dossier de création de la ZAC, qui date de Juin 2008, fait état de 775 logements créés, soit une augmentation nette de la population de 1.230 habitants.

Or, le complément d’étude d’impact qui date de Mai 2011 mentionne 1.100 logements créés (page 32), ce qui conduit le Cabinet d’Etudes à calculer un apport de 2.400 personnes en page 32 et un apport de 2.280 habitants en page 70.

En outre, en se basant sur un apport de 2.280 personnes, le complément d’étude d’impact fixe à 1.655 personnes le nombre net d’habitants supplémentaires.

Cependant, ce document évoquant une « perte » de 625 habitants en parallèle, si l’on se base sur un apport de 2.400 habitants, le nombre net d’habitants supplémentaires est de 1.775 et non plus 1.655.

Cela démontre l’absence totale de rigueur et de précision du complément d’étude d’impact.

1/ Sur la crèche

La crèche envisagée en rez-de-chaussée d’immeuble est prévue pour accueillir 40 berceaux.

A notre époque où les équipements publics de petite enfance sont notoirement insuffisants et la ville connaissant un rajeunissement important de la population, le besoin de places en crèche sur notre commune est particulièrement important.

En effet, en 2009, sur 759 demandes déposées pour des places en crèche, seules 175 ont été attribuées.

Il aurait donc été dans l’intérêt de la commune et de ses habitants de prévoir une crèche de 60 berceaux et non pas de 40.

2/ Sur le centre de loisirs (ALSH)

L’ensemble des documents relatifs à la ZAC évoque la « création » d’un centre de loisirs pour élémentaires (enfants de 6 à 11 ans).

Toutefois, il ne s’agit pas d’une « création » mais du remplacement du centre de loisirs ABBE GLATZ situé dans la rue du même nom (et composé de préfabriqués) qui accueille l’ensemble des enfants scolarisés en élémentaire sur le nord de la ville (soit les élèves des écoles Jules Ferry, Saint Exupéry et Gramme et, ultérieurement, de Saint Exupéry).

Or, aucun élément comparatif n’est donné quant à la capacité actuelle d’accueil du Centre ABBE GLATZ et la capacité d’accueil du futur centre de loisirs.

Il est donc totalement impossible de savoir si ce centre de loisirs aura la capacité d’accueillir à la fois les enfants actuellement accueillis au Centre ABBE GLATZ et ceux qui arriveront du fait des nouvelles constructions envisagées (étant précisé que le complément d’étude d’impact prévoit 141 élèves supplémentaires en élémentaire).

Cela aurait dû être une préoccupation essentielle de la municipalité puisque, pour les élèves d’élémentaires du centre et du sud de la ville, il n’existe qu’un seul centre de loisirs situé au sein de l’école FRANCOISE DOLTO, lequel a été contraint d’accueillir également – et alors que ce n’était pas prévu initialement – les élèves d’élémentaire de l’école LA CIGOGNE ouverte en 2005 dans la ZAC des BRUYERES, ce qui a conduit à un engorgement évident.

3/ Sur le nombre de classes créées

Les documents de la ZAC montrent qu’il n’est nullement envisagé la construction d’un groupe scolaire au sein même de la ZAC comme cela a été le cas pour la ZAC des BRUYERES dans le sud de la ville.

Et cela est profondément regrettable.

En effet, l’extension de Saint Exupéry et sa transformation en groupe scolaire incluant des maternelles et des élémentaires va conduire à ce que les trois groupes scolaires du nord de la ville soit regroupés dans un périmètre extrêmement restreint puisque situés Rue Charles Chefson, Rue Adolphe Guyot et Rue Gramme.

Ces trois groupes scolaires seront en outre situés à proximité du collège Mermoz.

Ainsi, cette option prise de construire de nouvelles classes à Saint Exupéry et de transformer cette école en groupe scolaire va entraîner une concentration extrêmement importante de nombreux enfants dans un périmètre restreint avec toutes les conséquences que cela implique notamment au niveau de la circulation automobile.

Par ailleurs, le nombre de classes à envisager reste de 6 ou 7 malgré l’augmentation plus que significative du nombre net d’habitants supplémentaires.

En effet, le dossier de création, qui est basé sur une création de 775 logements au total, mentionne 74 nouveaux élèves en maternelle et 99 en élémentaire ; ce qui rend nécessaire la création de 6 à 7 classes.

De son côté, le dossier de réalisation, qui est basé sur la création de 1.100 logements et en se fondant sur un nombre net d’habitants supplémentaires de 1.655 (alors que de plus ce nombre devrait être de 1.775 habitants : cf. supra), mentionne 96 nouveaux élèves en maternelle et 141 en élémentaire et toujours 6 à 7 classes à créer (page 70).

Ainsi, alors que les prévisions d’élèves passent de 174 à 237, soit une augmentation de 36%, le nombre de classes à créer reste identique !

Cela est totalement incohérent et il est bien évident que, sans tirer aucune leçon de ce qui s’est passé sur la ZAC des BRUYERES (la capacité de l’école LA CIGOGNE s’étant révélée totalement insuffisante pour accueillir l’ensemble des élèves de ce nouveau quartier, ce qui conduit à des aberrations comme celle d’avoir deux enfants du même âge habitant le même étage dans le même immeuble qui sont scolarisés dans deux établissements différents !), la municipalité n’anticipe absolument pas les besoins générés par les constructions envisagées.

Ainsi, en appliquant le même pourcentage (36%), le nombre de classes envisagé aurait dû être de 8 ou 9 et non de 6 ou 7.

Sur sujet, je vous précise que la Mairie, en s’appuyant sur une étude des besoins scolaires qu’elle a fait réaliser récemment, prévoit, d’ici à 2020, la création de 10 classes supplémentaires à Saint Exupéry (ce qu’elle ne manquera pas de vous préciser).

Cependant, il n’en reste pas moins que le financement par l’aménageur ne concernerait que 6 ou 7 classes, soit 3.700.000 € (cf. pages 28-29 du dossier de réalisation), alors que cela est manifestement insuffisant pour couvrir les besoins découlant de l’arrivée des nouveaux habitants.

De plus, cette étude des besoins scolaires a permis de mettre en évidence :

  • une évolution annuelle de la population nettement supérieure à la moyenne départementale ;
  • un niveau d’occupation maximum (plus de 29 enfants par classe) en 2010 des écoles maternelles La Cigogne, Paul Bert et Jules Ferry et un niveau d’occupation élevé (entre 27 et 29 enfants par classe) de l’école maternelle Gramme ;
  • une capacité atteinte pour les écoles maternelles La Cigogne et Jules Ferry et les écoles élémentaires Paul Bert A et Paul Bert B.

Il est donc d’autant plus important que les besoins scolaires ne soient pas sous-évalués comme c’est le cas actuellement et qu’en définitive, les ouvertures de classes soient à la charge du contribuable et non de l’aménageur.

*

*   *

Les éléments techniques exposés supra et dont je tenais à vous faire part permettent d’établir que les équipements publics prévus sont totalement insuffisants et inadaptés.

Je n’évoquerai pas ici l’aspect humain qui m’apparaît totalement ignoré tant la municipalité que par l’aménageur.

Toutefois, aux termes de la jurisprudence du Conseil d’Etat rappelée en page 27 du dossier d’enquête préalable, une opération ne peut être légalement déclarée d’utilité publique que si les atteintes à la propriété privée, le coût financier et éventuellement les inconvénients d’ordre social ou l’atteinte à d’autres intérêts publics qu’elle comporte ne sont pas excessifs eu égard à l’intérêt qu’elle présente.

Or, en l’espèce, il est rappelé que, sur les 280 logements initialement inclus dans la ZAC, il en reste actuellement environ 110 à acquérir.

Cela signifie 110 expropriations et violations du droit le plus fondamental qu’est le droit de propriété, avec toutes les conséquences humaines (et pas seulement financières) que cela entraîne pour les familles contraintes de quitter leur logement, leurs habitudes, leurs amis, leurs voisins, leur ville, mais également pour les enfants contraints de quitter leurs écoles et leurs copains, et enfin pour les riverains, contraints de voir partir leurs voisins, leurs amis, leurs nounous, etc.

L’intérêt public, extrêmement limité en l’espèce, ne justifie en aucun cas une telle opération dont le bénéficiaire évident sera l’aménageur.

Pour l’ensemble de ces raisons, je suis formellement opposée à ce projet tel qu’il est prévu par la ville de Bois-Colombes.

Je vous remercie, conformément à l’article R. 11-8 du Code de l’expropriation et de l’article 3 de l’arrêté vous ayant désigné, de bien vouloir annexer la présente lettre au registre d’enquête.

Lire la suite
HAUT

Et pendant ce temps là à Bois-Colombes on détruit

 

La démolition d’un immeuble  est synonyme à la fois de déconstruction des vies familiales (les habitants sont obligés de quitter leur lieu de vie) et bien sûr de destruction du bâtiment existant.

La restucturation se veut l’antithèse car elle joue à la fois sur le maintien des habitants sur place et sur la mise en valeur de l’existant.

Utopiste direz-vous et pourtant l’Equerre d’argent 2011 récompense Frédéric Drout et le duo Lacaton & Vassal pour la rénovation de la tour Bois-le-Prêtre en bordure du périphérique dans le XVIIe arrondissement.

Ce prix d’architecture français du groupe de presse Le Moniteur a pour vocation de récompenser une oeuvre remarquable d’architecture chaque année.  Là où beaucoup de personnes pensent que l’habitat social est forcément laid, ces architectes bordelais en ont fait une oeuvre d’art

Là où des promoteurs s’évertuent à vouloir toujours détruire, ils ont voulu conserver la structure du bâtiment et l’améliorer.

Là où des édiles verraient une tour devenue obsolète techniquement voire insalubre, ces architectes ont su voir la richesse de l’existant et par delà préserver les histoires des habitants et respecter leur mémoire.

Un rêve d’architectes direz-vous et pourtant ils ont réussi à agrandir les appartements par de larges débords (jardins d’hiver ou terrasses), à augmenter la surface totale (de 8 900 à 12 460 m²) et le nombre de logements (de 96 à 105), à améliorer le confort et l’isolation thermique.

Les architectes se sont fait plaisir direz-vous et pourtant le coût de l’opération s’élève à 11,2 millions d’euros, une somme moins élevée que pour l’opération de démolition-reconstruction dont le montant aurait été d’au moins 20 millions d’euros (hors foncier).

Que faut-il direde plus pour convaincreexperts, édiles, promoteurs qu’un tel projet devrait êtrela norme, et non l’exception ?

Malheureusement à Bois-Colombes ils pensent le contraire et préfèrent raser tout un quartier et chasser ses habitants.

 

Lire la suite
HAUT

Contributions des élus Changeons d’èRe à l’enquête publique sur la ZAC Nord

Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Dans le prolongement de notre rencontre du 11 Février dernier, nous vous adressons ci-après nos observations sur la ZAC PLM telle qu’elle est actuellement envisagée.

Avant d’entrer dans le détail de l’opération, nous nous permettons de souligner que votre mission contient, aux termes de l’arrêté du 16 Décembre 2011, l’enquête pour laquelle vous avez été désignée est constituée par :

  • une enquête parcellaire en vue de l’acquisition des parcelles nécessaires à la réalisation du projet ;
  • une enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique relative au projet de réalisation de la ZAC PLM à Bois-Colombes.

Par conséquent, il s’agit bien de l’intérêt public de l’intégralité de la ZAC dans son ensemble (incluant par conséquent les réalisations envisagées sur des parcelles qui sont d’ores et déjà la propriété de la ville et pas seulement les parcelles susceptibles de faire l’objet d’expropriations) qui est soumis à votre appréciation.

Concernant l’intérêt public de cette ZAC, nous nous attacherons plus particulièrement aux opérations de logement prévues et qui n’ont eu de cesse d’évoluer au fil du temps.

I Quel est le sens de cette ZAC ?

Dans le discours municipal que l’on retrouve dans les comptes rendu des conseils, il est indiqué que le motif de la ZAC est l’insalubrité du quartier. Or, l’étude d’impact réalisée pour le dossier de création ne constatait qu’une vingtaine de logements potentiellement insalubres. L’insalubrité a une portée juridique car les locataires d’un bâtiment déclaré insalubre doivent immédiatement quitter les lieux en raison du danger qu’ils encourent. Dès lors, la municipalité aurait dû anticiper ces dégradations avant la ZAC et ne pas laisser ces logements se dégrader.

Puisque l’argument de l’insalubrité n’était pas recevable quelle peut être la motivation de la municipalité dans cette ZAC ? « La valorisation du quartier nord » est-il indiqué dans de nombreux documents dont le dossier de création. Que signifie la valorisation d’un quartier ? Le rendre plus accueillant, plus chaleureux, répondre aux besoins de la population existante et à venir, offrir une meilleure qualité de services publics et de qualité urbaine à ses habitants ? Sans jamais définir précisément le contenu de cette valorisation, celle-ci passe par la destruction d’un grand nombre de logements privés et sociaux.

Précisons que ce terme de valorisation est aussi attribué à l’opération Bourguignons/Le Cloarec. Les conséquences sont identiques : on y trouve des démolitions d’importance.

II Pourquoi faire cette ZAC ?

Cette ZAC dans son dossier de création prévoyait la construction de 775 logements au total dont 499 logements privés, 136 logements sociaux et 140 logements étudiants. Le traité de concession et le dossier de réalisation font état de 1100 logements répartis comme suit : 864 logements privés, 136 logements sociaux et 140 logements étudiants. Dans tous les cas 279 logements sociaux et privés sont à démolir.

1 Les logements sociaux

Un immeuble situé au 38 rue Lépine de 116 logements ainsi qu’un autre appartenant au logement Français (aujourd’hui à I3F) vont être détruits. L’immeuble du 38 rue Lépine comprend 4 cages d’escalier (CDEF) et avait été réhabilité en 1993 par l’office municipal de Bois-Colombes (propriétaire à cette époque) puis avait été vendu à l’office propriétaire actuellement propriétaire.

Cette démolition pose les questions suivantes :

Sur son coût d’abord. Pour le 38 Lépine, la vente du foncier de l’office départemental agrégé aux coûts de démolition, de reconstruction, des déménagements des locataires produit un total très supérieur à la réhabilitation de cet immeuble considéré par les experts en bon état.

Sur le relogement ensuite. 116 logements au 38 Lépine, autant de locataires à reloger en trois ans alors qu’en moyenne la commission attribution des logements de l’OPDHLM attribue pour Bois-Colombes entre 30 et 40 logements par an. En prenant en compte cet ordre de grandeur, tous les efforts en matière d’attribution ont été pendant plusieurs années portées vers cette opération. En conséquence la liste des demandeurs de logements sociaux s’est très largement étendue. En outre, aucune enquête sociale n’a été réalisée sur la nature des relogements (combien de ménages relogés ? Combien de ménages relogés selon leur souhait ? Avec quel reste à charge ? Quelle diminution de la sur ou sous occupation ? Ce type de démolition peut aussi être le lieu d’une « évaporation naturelle » des locataires (voir les analyses de Cf Géo) qui partent du parc social et de la ville pour habiter ailleurs faute de trouver une solution acceptable. Dans ce cas le bailleur doit expliquer ce phénomène.

Sur la reconstitution de l’offre enfin. La municipalité n’a toujours pas répondu précisément à deux questions que le commissaire enquêteur avait déjà posées en 2008, où et quand les logements sociaux seront reconstitués ? En souhaitant la démolition avant la reconstruction, la municipalité a aggravé la situation de son parc social en baissant automatiquement l’offre alors que la demande est extrêmement forte en Ile-de-France. En outre, de quelle nouvelle offre s’agira-t-il ? Les loyers (agrégés aux charges) seront-ils adaptés à la demande enregistrée à Bois-Colombes ? Aucune réponse n’est non plus apportée à cette question.

Outre la démolition de logements sociaux, la ZAC nord présente un taux déficitaire de logements sociaux à venir ;  plus faible que ce que le PLU préconise car on ne compte que 12 % de logements sociaux à venir sur le secteur. En effet seuls 136 logement sociaux sont prévus pour 1.100 logements au total. Au regard de la situation du logement en Ile-de-France, l’argument des logements étudiants n’est pas recevable. S’il faut bien construire des logements étudiants (conventionnés) ils ne peuvent l’être en étant considérés comme des équivalents de logement sociaux. En effet les étudiants qui vivent en résidence et les ménages vivant dans un immeuble HLM n’ont pas du tout la même trajectoire résidentielle ni les mêmes raisons d’habiter des logements conventionnés. Pour que la ZAC nord réponde à l’utilité publique il faut qu’elle comprenne au moins 20 % de logements sociaux. D’autant plus pour une ville qui n’a pas atteint le seuil de la loi SRU.

2) Les logements privés

Depuis des années la municipalité a choisi de préempter ou d’acquérir à l’amiable et de supporter le portage foncier. Une vingtaine de logements ont été acquis ainsi. Plus de 110 logements privés sont concernés par la déclaration d’utilité publique. Ce chiffre est particulièrement important au regard d’autres DUP dites « aménagement ».  Des pavillons et des petits immeubles sont visés par les démolitions. Le projet pourrait être maintenu avec beaucoup moins de démolitions mais la mairie est sourde à toute remarque qui peut lui être faite.

La démolition du parc privé couvre deux situations : les propriétaires occupants et les locataires. Les propriétaires occupants demandent une indemnisation juste. Un certain nombre d’entre eux ont reçu des propositions qui se trouvent tout à la fois en dessous du prix qu’ils souhaitent obtenir de leur logement et par ailleurs en dessous du prix estimé par des experts. Dans ce cas ils sont obligés de quitter Bois-Colombes ou de s’installer dans un logement beaucoup plus petit. Les locataires souhaitent être relogés dans le parc social de la ville. Dans les deux cas ces ménages, qui n’ont rien demandé à personne, souhaitent seulement continuer à vivre dans la ville qu’ils ont choisie.

Or, les choses ne se passent pas ainsi. Les propriétaires craignent que comme dans certains cas de préemption, ils soient obligés de vendre à un prix inférieur à celui du marché.  Les locataires quant à eux n’ont reçu aucun signe permettant de penser qu’un logement leur sera proposé. Pour preuve, lors du conseil municipal du 13 décembre 2011 le maire a refusé de mettre en place un dispositif d’accompagnement social au relogement. Il juge que la permanence d’un élu, désigné spécialement, suffit à répondre aux besoins. Cette position montre la méconnaissance que certains ont de ces opérations et du quartier. Ainsi, j’ai rencontré plusieurs personnes, notamment dans la rue Lépine qui ne maîtrisant pas assez les codes de la langue française, ne pourront pas remplir un dossier de demande de logement social sans aide extérieure. Le maire affirme que les ménages n’ont qu’à remplir ces dossiers mais tous n’ont pas les capacités requises.

Les constructions de logement privé posent d’autres questions. D’abord leur augmentation considérable de 499 à 864  unités. Le déficit de logements en Ile-de-France ne doit pas faire oublier que c’est un certain type de logements qui est surtout demandé. En l’occurrence accessible à des individus dont le revenu médian s’établit à 1500 euros par mois. Dans le cas de la ZAC nord l’ensemble des programmes actuellement en pré-commercialisation indiquent des prix de vente inaccessibles pour la plupart des franciliens (5000 euros du m²). Bouygues aménageur a obtenu d’obtenir l’intégralité de la constructibilité pour Bouygues promoteur. Ce montage aurait pu faciliter le montage en prix maîtrisés qui permet aux ménages de moins s’endetter pour accéder à la propriété. La municipalité qui va vendre ses terrains aurait pu exiger que les prix de sorties des appartements ne dépassent pas tel ou tel seuil. En refusant de procéder ainsi, la municipalité laisse faire le marché et contribue au séparatisme social puisque seuls les plus riches pourront s’installer sur la ville.

En résumé, le programme a été modifié sans que la raison n’ait jamais été explicitée. En tout état de cause l’augmentation manifeste du nombre de logements privés résulte de l’année de négociation avec l’aménageur retenu : Bouygues Immobilier. Il n’est pas certain que l’aménageur ait raisonné autrement qu’en matière financière pour justifier l’inflexion du programme qui par ailleurs ne voit pas son programme d’équipements, qu’il est tenu de financer partiellement, augmenter en conséquence.

Aucune délibération en conseil municipal, ni aucune trace d’étude sur les besoins en matière de logements à Bois-Colombes et dans son agglomération n’ont été réalisées afin d’expliquer le programme de logements retenu. Le plan local de l’habitat (PLH) est caduque depuis 2008. Un nouveau PLH aurait dû être créé pour mesurer les besoins et répondre à la demande identifiée. Comment sans cet outil de connaissance, la municipalité peut donner un contenu au programme de logements à venir ? (surface des appartements, prix de vente des appartements, part de logements sociaux, nature de ces logements sociaux). Ainsi, on constate une baisse très significative de la surface des appartements de 75 à 55 m² en moyenne alors que le PLU modifié en 2009 prévoit une surface SHON d’en moyenne 86 m² (rapport de présentation p.4). Alors que les nouveaux arrivants de Bois-Colombes sont essentiellement des familles, on leur offre des logements petits. La logique suivie n’a donc pas été de répondre aux besoins des Bois-colombiens et des habitants de l’agglomération. Il n’y a donc dans ce cas pas d’utilité publique.

III Incohérences de la ZAC nord avec les trois orientations du PADD :

Première orientation : Préserver la qualité du cadre de vie Bois-Colombien, élément identitaire de la commune.

Beaucoup de Bois-Colombiens contestent la morphologie du programme (hauteur des bâtiments, répartition des imeubles, etc). Les plus anciens la contestent mais également les nouveaux arrivants, les familles qui se sont installés il y a quelques années car cherchant « le cadre de vie Bois-Colombien, élément identitaire de la ville ». Ils se sentent « trahis » par ce projet d’aménagement qui remplacent le caractère pavillonnaire du quartier par des immeubles imposants. On ne peut donc pas parler de préservation du  cadre de vie dans cette configuration.

Seconde orientation : Améliorer les déplacements et la circulation

La création d’un grand nombre de logements sur une petite surface (5 hectares) pose la question de l’engorgement des voitures et du stationnement. Même si le PLU offre un nombre potentiels de parkings confortables afin qu’ils profitent également aux riverains d’immeubles qui ne peuvent pas se garer, ce seuil va entraîner une augmentation nette du nombre de voitures dans un quartier qui va créer plutôt des voies douces. Le rue Vitel par exemple avec des très petits trottoirs n’a pas le gabarit pour recevoir un afflux de voitures important. Sans compter la résidence étudiante (qui n’aura pas de parkings), on dénombre 960 logements. Si l’on multiplie par 1,5 place de parking on obtient un potentiel de 1 440 voitures qui devront passer dans des rues étroites et peu nombreuses. On ne peut donc pas parler d’amélioration des déplacements et de la circulation.

Troisième orientation : Pérenniser et renforcer l’activité économique dans la commune

Le volet économique de cette ZAC, inscrit dans l’étude d’impact du dossier de création, devait tout à la fois répondre aux besoins de proximité et produire une nouvelle offre commerciale pour toute la ville (des magasins de grande envergure relatifs à l’habitat et aux loisirs). La SHON envisagée s’élevait alors à 10.000 m². Elle n’a cessé depuis de se réduire pour atteindre 5.000 m² sachant qu’elle pourra se réduire encore. On ne renforce donc pas l’activité économique dans la commune en créant aussi peu d’activités. On ne pérennise pas non plus les activités existantes considérant qu’une partie est détruite et que l’autre sera très fragilisée par l’arrivée des nouveaux commerçants. On ne peut donc pas parler de pérennisation et de renforcement de l’activité économique.

Lire la suite
HAUT

L’UMP et les constructions…

 

Quel lien entre les annonces de Nicolas Sarkozy et Bois-Colombes ?

Lors de son intervention de dimanche soir (29 janvier 2012), Nicolas Sarkozy a annoncé la possibilité pour les constructeurs et les propriétaires de pouvoir construire 30% de plus par rapport à ce qu’ils avaient le droit de faire avant. Ceci dans le but d’une augmentation du nombre de logements afin de faire baisser le prix de l’immobilier. Comme la fondation Abbé Pierre l’a dénoncé, cette mesure ne favorisera que les promoteurs. En effet, le fait de construire plus que le Plan Local d’Urbanisme (PLU), est déjà possible lorsqu’il s’agit de logement social. Donc de ce côté, rien de nouveau.

Pour les petits propriétaires, ils pourront effectivement agrandir leur bien, encore faut-il qu’il le puisse financièrement. S’ils le peuvent, il ne faut pas non plus que ça soit pour ajouter un garage mais une chambre, leur évitant ainsi de rechercher un autre bien et donc venir grossir les rangs des acheteurs. Ceci n’aura donc qu’un effet à la marge sur les ventes. Effet qui de toute façon ne profitera aucunement aux familles les plus en difficultés. Au contraire, cette mesure aura pour conséquence d’augmenter le prix d’acquisition ou de location de biens déjà existant.

Non, le vrai cadeau de Nicolas Sarkozy est fait en direction des promoteurs qui eux verront leur possibilité de construction augmentée de 30% !

Ceci doit donc être la ligne politique de l’UMP : aider ces pauvres promoteurs qui sont tellement dans le besoin.

Et d’expliquer peut-être pourquoi Sefri-Cime (au sud) et Bouygues (au nord) sont tellement choyés par notre maire !

Lire la suite
HAUT

La bienveillance de la mairie pour les promoteurs

 

Dans le quartier des Bruyères, le triangle formé par la rue Guynemer et le Bd de Europe ne fait pas partie de la Zac. Ce secteur a été attribué à Séfri cime en toute opacité.

Exposé des faits :

En 2006, la mairie préempte le 7-9 Rue du capitaine Guynemer puis revend immédiatement au promoteur.

En 2007, la mairie préempte le 32 Avenue de l’Europe, à un prix nettement inférieur que celui obtenu par le propriétaire. Celui-ci est obligé de faire fixer le montant par le juge aux expropriations et la mairie cède le bien à Séfri cime. La mairie préempte ensuite le 21 rue Guynemer. La préemption est levée quand le propriétaire accepte de vendre à l’acheteur désigné par la mairie : Séfri cime.

Les propriétaires du secteur comprennent que le promoteur détient de fait une exclusivité d’achat pour toutes les parcelles du secteur. En 2008, quelques jours après la réélection de Mr Révillon, Séfri cime signe le même jour l’achat de 5 biens immobiliers. Parallèlement à ces acquisitions successives, la mairie allège les contraintes de construction pour ce secteur.

En 2007, ce périmètre est retiré du secteur pavillonnaire (zone UD) ; En 2009, les nouvelles règles d’urbanisme permettent désormais la construction à cet endroit d’immeubles de 7 étages. Le promoteur peut désormais construire au moins 35 000 m2, soit un chiffre d’affaire de 200 millions€.

  • Y a t-il eu un appel d’offres ? : NON
  • Y a-t-il eu mise en concurrence de plusieurs promoteurs ? NON
  • La mairie a t elle informé le conseil municipal de son intention de favoriser ici une opération immobilière ? NON
  • Le bénéfice pour la collectivité ? Nous le cherchons encore… Mr Révillon présente l’opération comme purement privée. Privée ? Quand la mairie préempte, force les ventes à un opérateur privé et modifie les règles d’urbanisme en sa faveur…

Dorénavant pour les promoteurs immobiliers, à Bois-Colombes, il suffit de se servir dans le patrimoine immobilier des particuliers. La mairie se charge de leur obtenir des conditions qu’avec la loi du marché, ils n’obtiendraient pas. Tous les jours, la droite affirme qu’on ne peut pas se soustraire aux lois du marché et au principe de compétition.

Yves Révillon, maitre de Bois-Colombes lui, s’y soustrait ! Il attribue en direct un territoire à un promoteur. Mr Révillon a une opinion toute personnelle de la frontière entre secteur public et secteur privé.

Cette façon de procéder est une porte ouverte à de nombreuses tentations.

Lire la suite
HAUT

Monsieur Révillon a l’art de communiquer sur la ZAC Nord

 

La mairie nous avait promis une maquette, une exposition. Nous avons eu seulement droit à un encart avec la « vue de l’artiste » dans le numéro 94 du journal de Bois-Colombes…

Le dépliant culturel de la ville, annonçait une exposition sur la Zac, pendant le mois de novembre 2011. Hélas, il n’ y aura qu’un seul panneau dans le hall de la mairie, avec un plan de masse difficile à comprendre. En janvier 2012, on vient juste d’en installer 3 autres tout aussi sommaires pour le début de l’enquête publique. Surtout pas d’images en 3D, qui montreraient combien les immeubles prévus vont envahir un espace essentiellement pavillonnaire, mais des vues aériennes avec tous ces toits d’immeuble peints en vert (végétalisés ?!) pour donner l’illusion d’un quartier verdoyant.

Les corbeaux apprécieront vu du ciel et les enfants pourront sauter de toit en toit pour jouer. M. Révillon l’avait assuré devant la centaine d’habitants au cours de la réunion publique dans le quartier Nord.

Bouygues allait livrer une maquette du projet. En réalité, point de maquette et pas d’excuses pour cette promesse non tenue.

Finalement, la mairie a demandé à un artiste une représentation idyllique pour le journal de la ville. Ce genre de dessin est attendu d’un promoteur pour sa campagne de commercialisation, pas de la mairie. Celle-ci doit répondre, honnêtement à une demande de la population en présentant le projet en 3D, dans sa globalité.

Dans le journal de Bois-Colombes, les immeubles encadrant le square Pompidou se devinent dans le lointain, projetés à des centaines de mètres Ce n’est plus un square d’à peine un hectare, c’est Bagatelle ! Et la placette, qui par le miracle de la libre interprétation du crayon de l’artiste, se transforme en place du tertre (avec sa colonne Morris).
Il y a une forme de mépris du citoyen à vouloir ainsi le berner avec une illustration exagérée jusqu’à la caricature.

Lire la suite
HAUT

Yves Révillon l’homme qui valait 50 Milliards

 

Yves Révillon a convaincu l’office HLM des Hauts-de-Seine dont il est d’ailleurs administrateur de détruire un immeuble de 116 logements au 38 rue Armand Lépine. Ils sera reconstruit en bordure de l’avenue d’Argenteuil pour ainsi libérer les terrains «nobles» afin que Bouygues construise des logements de grands standing. Coût de l’opération au bas mot : 25 millions d’Euros. 

Pour justifier cette dépense on affirme que cet immeuble serait obsolète et que le rénover couterait plus cher qu’une démolition/reconstruction. Cet immeuble a fait l’objet d’une rénovation lourde à la fin des années 90 mais 8 ans après on le déclare obsolète. Dans l’étude d’impact, payée par la mairie en 2008, il est classé dans la meilleure catégorie pour la qualité du bâti mais il est déclaré obsolète. Les 4 plus petits immeubles l’entourant et construits en même temps viennent d’être remis à neuf mais il est déclaré obsolète. D’ailleurs la rénovation de ces 53 logements ayant couté 2,2 M€, on peut estimer au prorata qu’une rénovation des 116 appartements reviendrait à 5 M€.

Donc en privilégiant l’option démolition / reconstruction, Monsieur Révillon a choisi de dépenser 20 M€ de plus, n’hésitant pas à creuser la dette collective, cette dette cause de la crise que nous traversons. Si tous les maires de France avaient le même comportement et dépensaient ainsi, ce serait, rapporté aux 66 millions d’habitants 50 milliards d’euros gaspillés ! Et sans création de richesse productive !

Convertissons cette dépense improductive dans des outils de production, générateurs de richesse ou en moyens pour développer de nouveaux services sur la ville, et nous prenons la mesure de l’absurdité de la démarche de Monsieur Révillon.

Ironie de l’histoire Monsieur Révillon a consacré une tribune il y a peu, dans laquelle il moralise à propos de l’endettement excessif de la France et plaide pour que l’on adopte une démarche d’économies et de désendettement.

Yves Révillon est l’exemple jusqu’à la caricature de l’UMP d’aujourd’hui : Ils nous font la morale en nous accusant d’avoir été cigale, nous reprochant de vivre à crédit, au-dessus de nos moyens, et surtout nous annonçant encore et encore qu’il va falloir faire de lourds sacrifices pendant de longues années ;

Hé bien ! Ce sont les mêmes qui flambent avec l’argent du contribuable et s’empressent de creuser le trou de l’endettement.

(1) – 2,7M€ coût de la démolition + 6M€ pour le rachat de 3 immeubles (68 appartements) qui seront détruits pour libérer du terrain pour reconstruire cet immeuble + 15M€ de coût de reconstruction. On déduira la revente à Bouygues des terrains actuellement occupés par cet immeuble 2,3M€. Total arrondi à : 21M€ HT soit 25M€ TTC. Estimation faite à partir des documents officiels (traité de concession , dossier DUP , acquisitions immobilières …)
(2) – Chiffre obtenu en faisant une règle de 3 : (20M€ / 28 000 hab.) x 66000000 ≈ 47000M€
Lire la suite