HAUT

Les associations hors des écoles. Enfin pas toutes !

Rappel : Lors des deux précédents Conseils municipaux (en mai et juillet 2015), nous avons dénoncé la décision de la majorité municipale de sortir des écoles toutes les associations dispensant des activités extrascolaires, essentiellement entre 17H30 et 18H30, soit après les temps d’activité périscolaire ou l’étude.

Notre intervention (en date du 06 octobre) consistait à faire remarquer à la majorité municipale qu’elle avait décidé de sortir toutes les associations des locaux, y compris les échecs qui y étaient depuis 25 ans, pour une question d’équité entre toutes les associations.

Or, il reste encore une association au sein de plusieurs écoles de la ville : LE BON DEPART. Certes, il s’agit d’une association faisant du soutien scolaire mais soit on les sort toutes sans faire de distinction quant à l’utilité ou non de l’activité proposée, soit on n’en sort aucune.

Par ailleurs, concernant les échecs, pendant l’été, entre 20 et 30 courriers de parents mécontents de leur décision ont été adressé à la Mairie, courriers restés sans réponse.

Enfin, nous leur avons rappelé que les échecs ont des qualités éducatives incontestables et que tant le Ministère de l’Education Nationale que l’Union Européenne prônent l’introduction des échecs dans les écoles. Et que notre Club d’échecs repose sur le sport scolaire. Ainsi par cette décision irréfléchie, la pérennité de ce club qui fait la renommée de notre Ville était mise en péril.

Du reste, pour tenter de conserver un nombre d’élèves suffisant (et parce qu’avec les cours proposés dans des lieux extérieurs aux écoles, entre 16 H et 17H30, il n’avait qu’une quinzaine d’inscriptions avant les vacances d’été), le club d’échecs a demandé à ses animateurs d’aller chercher les enfants à la sortie des écoles pour les emmener sur les lieux d’activités. Sauf qu’ils n’ont pas suffisamment d’animateurs pour proposer cet accompagnement sur toutes les écoles de la ville. Donc, ils ont renoncé à proposer des cours au Vigny et à Glatz, ce qui prive les enfants des écoles du sud et du nord de la possibilité de pratiquer les échecs et conduit à une inégalité entre les enfants des différentes écoles. Et cela provoque le mécontentement des parents, outre le fait que cela n’a permis au club d’enregistrer que 90 inscriptions contre 240 auparavant. Nous leur avons donc demandé de réintroduire les associations dans les écoles.

Réponse de Mme COLOMBEL (maire adjointe en charge de la vie scolaire) : Il n’y a pas d’inégalité. Le club d’échecs a toujours les créneaux disponibles au Vigny et à Glatz et il n’est pas sûr que la baisse des effectifs soit due uniquement à la sortie des écoles (NB : nous ne savons pas ce que cette affirmation sous-entend). La municipalité réfléchit toujours à réduire les inégalités. Le Maire a répondu à toutes les lettres sauf une ou deux et il a estimé que la réponse faite aux associations de parents d’élèves (qui se sont également plaintes de cette décision) était suffisante.

Depuis le Conseil Municipal, nous avons appris qu’une association non bois-colombienne proposant une activité extrascolaire relativement coûteuse (près de 300 €) allait réintégrer une école de la ville après les vacances de la Toussaint. Pourquoi cette association et pas d’autres ? Aucune idée et évidemment aucune réponse de la ville…Mais drôle de conception de l’égalité…

Lire la suite
HAUT

Echecs aux Echecs (et aux autres associations) dans les écoles

Lors d’un précédent conseil, nous avons interrogé le Maire sur la sortie envisagée des écoles des associations proposant des activités extrascolaires en son sein.

Cela concerne notamment les échecs alors que le cercle d’échecs de Bois-Colombes, qui a le label de club formateur et a fait émerger plusieurs champions, existe depuis 26 ans, est présent dans les écoles de la ville, dans le cadre d’activités extrascolaires, depuis 25 ans et a ainsi permis à de très nombreux bois-colombiens de pratiquer cette discipline (dont l’intérêt éducatif et citoyen est indéniable).

Il nous avait alors été vaguement répondu qu’effectivement, cela était prévu car il s’agissait d’activités extrascolaires qui empiétaient sur les activités périscolaires et que certaines de ces activités allaient revenir au sein des écoles dans le cadre de nouvelles activités proposées au sein des TAP (temps d’activité périscolaire créé par la réforme des rythmes éducatifs).

Renseignements pris, la Mairie a effectivement pris la décision de supprimer toute activité extrascolaire au sein des écoles pour des motifs divers mais totalement inopérants :

–          Les activités extrascolaires mobiliseraient des salles au détriment des TAP : FAUX, la plupart des activités extrascolaires se déroulaient entre 17H30 et 18H30, donc après les TAP qui se terminent à 17H30 ;

–          Des problèmes seraient survenus lors des liaisons entre les animateurs de la ville et les intervenants des associations : est-il nécessaire de sanctionner toutes les associations pour des problèmes ponctuels ne concernant ni toutes les associations, ni toutes les écoles. N’aurait-il pas été plus intelligent de mettre en garde l’association concernée, voire de la menacer de l’arrêt de toute intervention dans les écoles si de nouveaux problèmes apparaissaient plutôt que de sanctionner toutes les associations ?

–          Les enfants ne feraient pas la différence entre les activités périscolaires et les activités extrascolaires ? Ah bon ? Et alors ?

La Mairie a affirmé que cela arrangerait les associations car elles auraient obtenu, en échange, plus de créneaux dans les espaces municipaux autres que les écoles, ce qui va leur permettre d’accueillir plus d’enfants, et que les associations ayant accepté d’intervenir dans le cadre des TAP allaient bénéficier de plus de notoriété et, par conséquent, de plus d’inscriptions.

Là encore, le raisonnement de la majorité municipale est totalement erroné :

–          La majorité des enfants accueillis dans les activités extrascolaires au sein des écoles ne la pratiquerait pas si l’activité concernée se déroulait en même temps mais à l’extérieur de l’école puisque leurs parents travaillent et ne sont pas disponibles à 16H pour accompagner leurs enfants.

–          Seuls les enfants de CM1-CM2 sont susceptibles d’effectuer les trajets seuls entre l’école et le lieu de l’activité puis pour rentrer chez eux. Les autres seront donc lourdement pénalisés puisqu’ils n’auront plus accès aux activités.

–          Les créneaux obtenus par les associations se situent en semaine et en fin d’après-midi, donc à un moment de la journée où, dans leur majorité, les parents des enfants travaillent et ne sont donc pas disponibles. Donc, à supposer que les TAP permettent d’intéresser certains enfants aux activités (ce qui est le but de la réforme), encore faut-il que les enfants puissent continuer de pratiquer l’activité en extrascolaire à un moment où les parents sont disponibles pour les accompagner.

–          Enfin, l’intervention de 3 associations dans le cadre des TAP (échecs, trampoline et tir à l’arc) va être totalement bénévole (les associations ne pouvant, contrairement à ce qui avait été annoncé lors d’un comité de suivi de la réforme des rythmes éducatifs, prétendre à une subvention supplémentaire pour compenser le coût salarial de l’intervenant) et il va falloir un certain nombre d’inscriptions pour payer cet intervenant…

 

En conclusion, comme d’habitude, la majorité municipale a pris une décision sans mesurer l’impact sur les enfants et sur les associations :

–           De nombreux d’enfants ne vont plus pratiquer les activités qu’ils pratiquaient auparavant au sein des écoles car ils ne peuvent faire les trajets seuls ;

–          Les échecs disparaissent des écoles alors qu’il a été démontré que ce sport permettait de développer des compétences mobilisant logique, stratégie, rigueur, concentration, mémoire et capacité d’abstraction qui sont des facteurs de réussite scolaire ;

–          Les associations vont perdre un grand nombre d’adhérents (le club d’échecs, qui avait ainsi 300 écoliers il y a 2 ans, n’avait que 19 inscriptions au forum des associations et en espère 50 pour la prochaine année scolaire !) ;

–          La pérennité de certaines associations (notamment le club d’échecs dont le sport scolaire est la colonne vertébrale) est en jeu puisque les associations, contrairement à ce qu’affirme la majorité municipale avec une mauvaise foi qui frise l’indécence, ne sont pas des sociétés commerciales dont l’objectif est de faire toujours et encore plus de bénéfice et que, par conséquent, la perte d’un certain nombre d’adhérents fragilisera des équilibres budgétaires souvent déjà branlants.

 

En résumé, cette décision montre, une fois de plus, que la pérennité et le développement du tissu associatif de la ville ne fait pas partie des priorités d’Yves REVILLON et de sa majorité (comme l’histoire de la Philotechnique l’a malheureusement fort bien montré) et que le bien-être de la jeunesse bois-colombienne – pourtant de plus en plus nombreuse – est bien éloigné de ses préoccupations.

Lire la suite
HAUT

La suppression des échecs à l’école

Depuis 26 ans, le club d’échec de Bois Colombes dispensait son art à l’intérieur des écoles élémentaires de notre ville.

Cela permettait aux enfants depuis la grande section jusqu’au CM2, de s’initier puis de pratiquer les échecs au sein d’un club de très haute qualité.

Depuis 26 ans, parce que c’était après les cours, dans les locaux des écoles, de nombreuses générations d’enfants de Bois Colombes se sont inscrits au club d’échec.

Sans cette facilité, sans cette proximité qui a permis d’en démocratiser l’accès, le plus grand nombre ne se serait sans doute jamais inscrit au club.

Grâce à cela, notre club peut compter dans ses membres plusieurs champions, dont les mérites furent vantés dans le journal municipal.

Grâce à cela, nous pouvons être fiers de connaitre un grand maitre international, Sami Shoker, issu du club et ayant fait son apprentissage le mardi soir à l’école Jules Ferry.

Malgré ces succès, malgré cette popularité, la majorité municipale a décidé, unilatéralement de supprimer les cours d’échecs dans les écoles.

Désormais, les cours d’échecs seront donnés dans une salle municipale à d’autres jours et horaires.

Terminées la démocratisation et la facilité d’accès !

Terminées l’émulation entre camarades de classe, et l’activité accessible après l’école !

Les enfants qui voudront s’inscrire au club d’échecs devront, quand ils en connaitront l’existence, se rendre dans les locaux que la mairie voudra bien mettre à disposition, plus ou moins loin de chez eux, à des heures où ils pratiquent peut –être déjà une autre activité.

Ils devront y aller accompagnés de leurs parents, vu leur jeune âge, créant ainsi une contrainte de plus pour les familles.

Ils devront alors aussi peut être choisir entre les échecs et un autre sport ou activité culturelle.

Alors que jusqu’ici, le temps des échecs ne s’imputait pas sur autre chose que l’étude !

Nous avons fait toutes ces remarques lors du conseil municipal du 7 juillet 2015.

Nous avons aussi demandé pourquoi cette activité était supprimée.

A ça nous n’avons pas eu de réponse. Sinon des assertions à base de ragots comme le conseil aime en rapporter pour justifier ses décisions iniques.

Yves Revillon n’a d’ailleurs répondu à aucune des ces remarques ou questions. Il a laissé ses adjointes s’enferrer dans des explications vaseuses en expliquant très obligeamment qu’il y aurait une offre d’échecs pendant les activités périscolaires.

C’est-à-dire, une initiation, dispensée pendant la moitié de l’année à des groupes réduits.

Pas un accès à tous ceux qui le souhaitent pour apprendre réellement à jouer aux échecs.

La raison, nous nous en doutons, elle est évidemment budgétaire.

Yves Revillon, comme beaucoup d’autres, cherche à faire des économies en raison des baisses de dotations de l’Etat.

Comme nombre de maires de droites, il réduit d’abord, les subventions aux associations sportives et culturelles.

Néanmoins, il faut comme toujours noter les incohérences des choix budgétaires d’Yves Revillon.

3 millions d’économie à faire sur le budget de la ville en détruisant le tissu associatif.

Et 17 millions à emprunter pour la rénovation du gymnase Albert Smirlian.

Cherchez l’erreur !

Le Club d’échec, ses adhérents, ses salariés, pourront dire dès l’an prochain : Revillon m’a tué !

Lire la suite