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Pour la transparences des conseils municipaux de Bois-Colombes

Parce que la démocratie locale est un concept très vague pour M. Révillon et son équipe et alors que de nombreuses villes diffusent en direct les séances de l’assemblée municipale, à Bois-Colombes seul les comptes rendus sommaires sont mis en ligne sur le site de la ville.

Or, les procès verbaux, qui reprennent l’intégralité des échanges, sont beaucoup plus instructifs sur la position de chacun.

Changeons d’èRe une équipe qui travail de façon constructive.

C’est pourquoi, nous mettons en ligne dès aujourd’hui les comptes rendus sommaires mais également les procès verbaux des conseils municipaux de la ville. Vous les retrouverez dans l’onglet « Conseils municipaux » dans la barre de menu du site.

Vous pourrez apprécier le travail constructif du groupe Changeons d’èRe composé de Fabrice Peigney, Isabelle Dahan, Alain Lime et Myriam Petit, qui ne s’est jamais laissé aller à faire de l’opposition systématique et qui a toujours argumenté ses positions lorsqu’elles allaient contre l’avis du maire.

 

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S’inscrire sur les listes électorales à Bois-Colombes

Vous venez d’arriver à Bois-Colombes? Vous venez d’avoir 18 ans? Vous êtes citoyen de l’Union Européenne? Vous avez jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur les listes électorales, condition nécessaire pour pouvoir voter en 2014. En 2014, faites entendre votre voix aux élections municipales (23 et 30 mars 2014) et aux élections européennes (25 mai 2014).
Mode d'emploi pour l'inscription sur les listes électorales à Bois-Colombes

Mode d’emploi pour l’inscription sur les listes électorales à Bois-Colombes

N’attendez plus : rendez-vous à la mairie la plus proche de chez vous ou sur http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1367.xhtml

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La preuve par l’image !

 

Le 7 septembre, lors du forum des associations, nous avons distribué une lettre sur les difficultés engendrées par les décisions de la mairie concernant les activités sur la ville et le périscolaire, voici les deux articles de la lettre :

Et comme vous pouvez le voir ci-dessous, nous sommes sûr qu’il y a effectivement un vrai problème :

 

 

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Forum des associations : ATTENDRE OUI, MAIS APRES QUOI ?

La population de notre ville augmente : de 23 902 habitants en 1999 à 29 284 habitants en 2013. La population de notre ville rajeunit : 7 223 habitants ont moins de 20 ans (5 716 ont moins de 15 ans). 60% des familles bois-colombiennes ont des enfants.

Cela explique une présence massive de bois-colombiens lors du forum des associations de début septembre pour choisir les activités sportives, culturelles et de loisirs pour l’ensemble de la famille.

Mais pourquoi est-il nécessaire d’arriver tôt et de faire la queue pendant un long moment afin d’espérer avoir une place à telle ou telle activité ?

La réponse est simple.

Bois-Colombes compte 2 complexes sportifs municipaux : le centre Albert Smirlian (qui a ouvert en 1966) et le centre Jean Jaurès (qui a ouvert à la fin des années 1960). A cela, on peut y ajouter quelques autres lieux d’activités sportives : les préfabriqués « provisoires » du centre Abbé Glatz (qui ont maintenant plusieurs dizaines d’années et servent également de centre de loisirs pour les enfants des écoles élémentaires du nord de la ville), le centre aquatique (qui est une délégation de service public exploitée par une personne morale privée, ce qui explique les tarifs relativement élevés) et les installations dépendant de la cité scolaire Albert Camus (qui appartiennent à la Région).

Ainsi, depuis la fin des années 60, il n’y a eu aucune construction de centre multisport malgré l’augmentation et le rajeunissement de la population.

Cela a pour conséquence :

  • Seulement deux sports collectifs proposés sur la ville (hand et volley) ;
  • Quasiment aucune activité sportive proposée le samedi alors qu’il s’agit du jour de disponibilité des parents qui travaillent pour emmener leurs enfants ;
  • Très peu d’activités sportives pour les enfants de moins de 6 ans.

A titre de comparaison, la ville voisine de La Garenne Colombes (qui compte approximativement le même nombre d’habitants et est dirigée par un Maire de la même tendance politique que Monsieur REVILLON) dispose de trois complexes sportifs dont un véritable stade (permettant notamment la pratique du football et de l’athlétisme), d’un skatepark et d’une piscine municipale. Une soixantaine de disciplines sportives sont ainsi accessibles à La Garenne Colombes pour seulement la moitié à Bois-Colombes. La ville voisine compte plusieurs clubs de football alors que chez nous, il n’y en a aucun. Si on peut faire un peu de « cyclo-rando » à Bois-Colombes, il n’y a en revanche ni club de VTT ni vélo de course. Le club de natation de la ville voisine propose, outre les disciplines classiques, de la natation synchronisée, du water polo et de la plongée… disciplines totalement inconnues dans notre ville malgré un centre aquatique qui fait la fierté du Maire.

Pourquoi la ville n’a pas profité de la ZAC des Bruyères ou encore de la ZAC PLM pour réclamer aux promoteurs des équipements sportifs en plus des classes et des crèches ?

Les promoteurs construisent, partout dans notre ville (y compris dans le sud où SEFRICIME construit encore près de 200 logements), des immeubles à la place des pavillons. Ils font des bénéfices considérables au vu du prix de vente au m2 mais où est la contrepartie pour notre ville ?

L’équipe municipale de Monsieur REVILLON (qui est Maire depuis maintenant 18 ans…) n’a donc, pendant toutes ces années, strictement rien fait en faveur du développement des activités sportives, préférant installer des caméras de vidéosurveillance et rénover, pour un coût exorbitant, la salle Jean Renoir. Pardon… le Maire a attendu la veille des élections municipales de Mars 2014 pour annoncer qu’enfin, la reconstruction du centre Smirlian en centre omnisport (promise depuis près de 10 ans…) se concrétise. Personne ne sera dupe…

Pour nous, l’essentiel est que chaque famille bois-colombienne puisse trouver, dans sa ville, à proximité de chez elle et pour un prix abordable, des activités diversifiées pour tous les membres de la famille. C’est une de nos priorités et il ne faut plus attendre.

 

Autres articles sur le sujet ici et ici.

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C’est la rentrée !

 

C’est la rentrée ! Et avec la reprise du travail, c’est une année entière qu’il faut mettre sur les rails : achat des multiples fournitures scolaires, inscriptions aux services périscolaires, choix et inscriptions aux différentes activités sportives ou culturelles pour toute la famille… C’est donc une période chargée.

Et dans ce tumulte, les choix en terme d’offre de services, de mode de tarification, de montant des prestations et d’organisation des services municipaux d’une municipalité ne sont pas anodins. En effet, ils impactent directement la vie des admistrés de la commune.

Depuis 2008, Isabelle Dahan et le groupe Changeons d’èRe font un constat bien peu flatteur de la gestion municipale sur ces sujets (voir nombreux articles sur le site www.changeonsdere.fr).

Aujourd’hui, rien n’a changé. Yves Révillon et son équipe conserve une vision archaïque de la famille qui les empèche de voir la réalité des familles d’aujourd’hui.

Dans le “questionnaire” récemment diffusé par la mairie sur les rythmes scolaires (retrouvez le résultat de ce questionnaire sur changeonsdere.fr), la question numéro 2 était révélatrice du parti pris de la mairie : “Dans l’objectif de mieux respecter le rythme de votre enfant, seriez-vous favorable à ne pas le laisser plus de 10h dans l’école, temps périscolaire inclus ?”. D’abord, en terme de construction de question, un élève en première année de sciences sociales serait immédiatement sanctionné tellement cette question ne peut donner qu’un seul résultat : comment être contre ? (les 79% de réponses positives le prouvent).

Mais qui pense encore que laisser son enfant plus de 10h à l’école est un choix ?

Cette question fait suite au combat des parents d’élèves contre le raccourcissement des horaires d’ouverture du périscolaire que la mairie a effectué il y a quelques temps. Mais ce dont elle ne se rend pas compte, c’est que, pour un bois-colombien qui travaille à Paris, 10 heures, c’est le temps qu’il faut pour aller sur son lieu de travail, faire sa journée et revenir (et ceci lorsque les transports fonctionnent parfaitement). Alors oui, dans un schéma familial traditionnel, où seul l’homme travaille et la femme reste à la maison pour s’occuper des enfants. Mais, dans bien des cas (pour ne pas dire la majorité) au-delà du choix, c’est d’abord une obligation pour les deux parents de travailler. D’ailleurs, dans le même questionnaire, même s’il est écrit en gros que 267 familles déclarent qu’au moins un des deux parents travaille à mi-temps, pour 73% des familles interrogées les deux parents travaillent et pour 55%, ils travaillent à temps plein !

Et ce n’est pas parce que cette réalité ne correspond pas aux idées passéistes du maire qu’il faut la nier.

À Changeons d’èRe, nous pensons qu’un maire n’a pas à imposer sa vision de la famille mais doit au contraire, dans la mesure du possible, permettre à ses administrés de pouvoir concilier vie privée et vie professionnelle sans leur mettre des contraintes supplémentaires.

À Changeons d’èRe, nous pensons que les parents doivent payer en fonction de leur consommation des services périscolaires et non en fonction d’un forfait rigide et contraignant pour les parents.

À Changeons d’èRe, nous pensons qu’il n’est pas forcément nécessaire d’appliquer une amende de 10% lorsque le chèque pour payer un service arrive avant même que la relance soit envoyée.

À Changeons d’èRe, nous pensons également, que les petits bois-colombiens comme les grands doivent pouvoir trouver une activité sportive ou culturelle sans avoir besoin d’aller faire la queue, à l’aube, le jour du forum des associations, pour espérer avoir une place.

À Changeons d’èRe, nous pensons que les élections municipales mars prochain permettront de dynamiser la ville et de concrétiser tout cela…

 

D’autres articles sur le sujet : ici et ici.

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Zéro emploi d’avenir à Bois-Colombes : la honte !

On ne peut pas dire que le Maire s’implique pour l’emploi des jeunes à Bois-Colombes… Alors que cela fait 6 mois que les emplois d’avenir sont entrés en vigueur, pas un seul contrat n’a été signé à Bois-Colombes ! Je pose la question solennellement : pourquoi donc Monsieur le Maire ?

M. Pierre-André PEYVEL, Préfet des Hauts-de-Seine, a fixé comme objectif que 1279 contrats d’avenir soient contractés dans notre département d’ici la fin de l’année. Au 19 juin 2013, seuls 275 contrats d’avenir ont été conclus… On est assez loin de l’objectif, alors que le 31 décembre se rapproche à grands pas. Pourtant, l’offre est alléchante pour les collectivités : le dispositif est financé à 75% par l’Etat et le chômage des jeunes est tellement important que les candidats à ces contrats sont plus que motivés.

Pour lutter contre le chômage et la crise, pas de place pour la guérilla partisane de M. le Maire !

Mais Monsieur le Maire a une réponse toute prête pour geler ce type d’embauche : « je veux bien, mais c’est la crise les amis… ».  Colombes, Clichy, Clamart, Asnières ont déployé ce dispositif (149 emplois d’avenir pour le seul territoire de Colombes pour l’année 2013 ) et ce sont toutes… des villes de gauche. En revanche, il semblerait que ce soit bien trop la crise pour Bois-Colombes, Courbevoie, Puteaux ou encore Neuilly-sur-Seine, qui sont toutes… des villes tenues par la droite !

Ce sont donc de fausses excuses, alors arrêtez de nous prendre pour des andouilles Monsieur le Maire ! Il y a urgence à combattre le chômage. On sait bien que vous n’avez pas voté pour François Hollande, ni pour son programme. En attendant, la gauche dirige le pays et des dispositifs sont mis en place pour lutter contre le chômage. Vous vous devez de soutenir l’effort général et mettre la main à la pâte à votre niveau ! Préoccupez vous de la jeunesse de votre ville s’il vous plait.

J’ai de la chance, j’ai un emploi. Mais rendez-vous compte que presque 30% des jeunes n’ont pas cette chance… Si vous n’êtes pas altruiste, soyez égoïste : dites-vous que c’est 30% de personnes qui ne pourront pas payer votre retraite ! Pour vous aider, des moyens sont mis en œuvre. La mission locale Rives de Seine désespère de vous voir alors que de nombreux jeunes vous y attendent… Allez, je suis sympa, je vous donne même leur numéro de téléphone : 01.56.83.84.10.

 

Luttons contre le chômage des jeunes à Bois-Colombes

Luttons contre le chômage des jeunes à Bois-Colombes

Les emplois d’avenir, c’est quoi ?

Le dispositif « emplois d’avenir », principalement orienté vers une population jeune en difficulté d’insertion professionnelle, constitue un engagement fort de l’Etat qui prévoit la signature d’ici à 2014 de 150 000 emplois d’avenir sur le territoire.

Les emplois d’avenir ont pour objet de faciliter l’insertion professionnelle et l’accès à la qualification des jeunes sans emploi par leur recrutement dans des activités présentant un caractère d’utilité sociale ou environnementale ou ayant un fort potentiel de création d’emplois.

Ces jeunes sont âgés de seize à vingt-cinq ans au moment de la signature du contrat de travail, et ils sont soit sans qualification, soit peu qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi.

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Pour une vraie Démocratie Locale à Bois-Colombes

Je suis assez nouveau à Bois-Colombes et j’aime me balader dans ma nouvelle ville et discuter avec les gens. Mais depuis mon arrivée, j’ai beaucoup entendu parler de la « ZAC Nord »… Dans toutes les bouches, ce curieux mot est associé à une question : « où est donc passée la concertation de la population ? ». Je trouve cette question bien fâcheuse, pas vous  ?

Mon parcours politique et professionnel est encore mince. Du coup, je me raccroche à la formation que j’ai suivie : celle du beau métier d’ingénieur ! Durant toute ma formation, on a cessé de me marteler le même message : « pour développer un projet, il faut impliquer les gens concernés, sinon il est voué à l’échec ! ». Le rôle de l’ingénieur n’était alors pas tellement de proposer, mais de guider les acteurs concernés par une même question à déboucher sur une solution commune et consensuelle.

L'écoute citoyenne : une nécessité pour vivre ensemble!

Vous aussi vous aimeriez être écoutés à Bois-Colombes, non?

La Démocratie Locale : une vraie écoute citoyenne

Les bases du Développement Durable (principe auquel je suis – soit dit en passant –  profondément attaché) énoncent également le même principe : pour progresser de façon durable, il est nécessaire que les acteurs concernés construisent ensemble un projet et qu’un « guide modérateur » fasse avancer le groupe par des jalons.

Alors qu’à l’échelle d’un Etat, il s’agit du Président de la République, ce rôle de « guide » doit être, à Bois-Colombes, incarné par notre Maire. Ce ne doit pas être un exécutif opaque qui tient toutes les décisions, dans son petit coin. Pourtant, lorsque l’on voit ce qui s’est passé avec la ZAC Nord, c’est bien cela qui s’est produit et c’est vraiment dommage.

Je crois en la participation citoyenne, car elle nous responsabilise et nous permet de mieux vivre ensemble. Lorsque nous souhaitons réaliser un projet d’envergure, nous ne devons pas nous contenter d’organisation une réunion publique une fois que les dés sont jetés. Les élus devraient au contraire présenter au citoyen un objectif et l’accompagner dans l’émergence d’une solution commune. Nous vivons ensemble, nous devons donc construire ensemble !

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Les menus des écoles de Bois-Colombes

Comment savoir ce que mangera votre enfant qui déjeunera à la cantine cette semaine ? Changeons d’èRe vous propose un accès simple et direct aux différents menus des écoles de Bois-Colombes. Vous pourrez, ainsi, mieux équilibrer les repas du soir, tout en évitant, également, les espiègleries bien connues du type : « J’en ai déjà mangé à midi » ou « on nous force à manger de la viande »…

Un moyen simple de suivre son enfant dans un moment privilégié de sa vie scolaire !

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous pourrez télécharger les menus des écoles de Bois-Colombes, identiques pour tous les restaurants scolaires :

Les menus des écoles maternelles :

Février 2013
Mars 2013
Avril 2013
Mai 2013
Juin 2013

Les menus des écoles élémentaires :

Février 2013
Mars 2013
Avril 2013
Mai 2013
Juin 2013
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Le mythe de l’identité pavillonnaire de Bois-Colombes

Depuis plusieurs années, il est rare que la couverture du Journal de Bois-Colombes ne fasse pas référence à « l’identité pavillonnaire » de la commune, donnant l’impression qu’elle ne serait composée que de jolis pavillons et d’imposantes villas. Est-ce vraiment le cas ? Et moi qui suis locataire dans un immeuble, suis-je donc une exception, un intrus qui n’aurait pas sa place à Bois-Colombes ?

Le Plan d’Aménagement et de Développement Durable date déjà de 2007. Ce PADD s’est fixé comme objectif principal de préserver la qualité du cadre de vie des Bois-Colombiens(1). Comment ne pas être d’accord ? Sauf que le cadre de vie des Bois-Colombiens est défini dans la parenthèse suivante comme « les avenues et villas, tissu pavillonnaire ». Vraiment ?

A peine 20% de Bois-Colombes vit en pavillons

Car l’habitat pavillonnaire, dont le Maire s’est autoproclamé défenseur, ne représente que 28,7 %(2) de la surface au sol, et moins de 20 % de la population. Alors que l’habitat collectif, qu’il semble ignorer, représente 42,8 %(2) de la superficie de Bois-Colombes… 78% de ses logements et 79% de sa population(3).

Toutes nos félicitations M. Révillon, la quasi-totalité de votre attention est portée sur moins de 21 % de vos administrés. Les 79 % restants apprécieront.

 

L'identité pavillonnaire de Bois Colombes est un leurre

(1) : Plan d’Aménagement et de Développement Durable, approuvé le 5 juin 2007 en Conseil Municipal.

(2) : Plan d’occupation des sols de Bois-Colombes (2008), Institut de l’Aménagement et de l’Urbanisme de la Région Ile-de-France.

(3) : INSEE : http://www.data.gouv.fr/DataSet/10823246?xtmc=&xtcr=3

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Bois-Colombes n’a pas de prêt toxique combien de fois nous l’avons entendu.

Pour en juger, je vous propose de classifier certains emprunts contractés selon la cotation de la grille des risques Gissler.

 

Cette grille qui sert de référence pour l’ensemble de la place financière a été établie par M. Éric Gissler en février 2009 dans son rapport n° 2008-M-086-01 de l’inspection générale des finances.

Elle permet à chaque établissement de crédit de coter les risques inhérents à tout produit financier en s’appuyant sur une double échelle de cotation se basant sur une évaluation des risques en termes d’indices sous-jacents et en termes de structures.

Ainsi, les produits les moins risqués sont classés 1A lorsqu’ils ne sont pas structurés (produits à taux fixe, variable et variable plafonné), 2A pour les produits simples indexés sur l’inflation et ce jusqu’à 5E pour des produits dont l’indexation est basée sur des écarts hors zone euro et dont le taux multiplicateur peut aller jusqu’à 5. À l’inverse, les produits les plus risqués dont la charte de bonne conduite interdit la commercialisation (dits « hors charte ») sont relégués hors de cette matrice.

Indices sous-jacentsStructures

1 Indices Zone euro A A Taux fixe simple. Taux variable simple.
Échange de taux fixe contre taux variable
ou inversement. Échange de taux structuré
contre taux variable ou taux fixe (sens
unique). Taux variable simple plafonné
(cap) ou encadré (tunnel)
2 Indices inflation française ou
inflation zone euro ou écart entre
ces indices
B Barrière simple. Pas d’effet de levier
3 Écarts d’indices zone euro C Option d’échange (swaption)
4 Indices hors zone euro. Écart
d’indices dont l’un est un indice
hors zone euro
D Multiplicateur jusqu’à 3 ; multiplicateur
jusqu’à 5 capé
5 Écart d’indices hors zone euro E Multiplicateur jusqu’à 5

Source : Rapport n°4030 de la Commission d’enquête de l’assemblée nationale sur les produits financiers à risque souscrits par les acteurs publics locaux

Donc l’exercice consiste à mettre en regard de cette grille les différents emprunts – repris du Compte administratif 2011 pages 120-121 – suivants :

Structures Indices sous jacents Indices en euros Ecarts d’indices en euros Indices hors zone euro écart d’indices
Pas d’effet de levier Nombre contrats
N° emprunt
% encours
Montant en euros
1
304
4,62%
1 833 000,00
* jusqu’à 5 Nombre contrats
N° emprunt
% encours
Montant en euros
1
316
7,86%
3 177 090,16
1
317
7,86%
3 177 090,16
Autres types Nombre contrats
N° emprunt
% encours
Montant en euros
3
318 +31430,89%
12 250 294,31

Nous apercevons donc que :

  • l’emprunt 304 appelé TIP TOP LIBOR US est classifié B4.
  • l’emprunt 316 appelé TOFIX FIXMS est classifié E3
  • l’emprunt 317 FIXIA USD est classifié E4.
  • les emprunts 318 TOFIX DUAL EUR CHF et 314 TOFIX DUAL YD FIXE sont classifiés F1 soit hors matrice.

En conclusion, et selon la charte de bonne conduite entre les établissements bancaires et les collectivités locales qui a repris le système de cotation Gissler, sur les 6 emprunts cités 3 peuvent avoir des surcoûts proches de 20% et 3 ne devraient même pas être commercialisés.

Mais la municipalité continue à nous dire qu’ils ne sont pas toxiques (conseil municipal en date du 02 octobre 2012)…

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