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A quoi sert la vidéo-surveillance à Bois-Colombes ?

Lors du conseil municipal en date du 10 avril 2018 nous, élus de Changeons d’èRe, se sont abstenus sur la délibération visant la demande de concours financiers pour un projet auquel nous sommes opposés, et parce que nous ne pouvons pas voter contre une demande de subvention visant à réduire le coût d’une opération pour la ville.

Nous avons tenu à rappeler que Laurent MUCCHIELLI, Directeur de recherche au CNRS et enseignant en sociologie de la délinquance, venait de publier un ouvrage intitulé « Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance » dans lequel il dresse, après avoir enquêté dans trois villes françaises emblématiques, un constat sans appel : la vidéosurveillance n’est pas et ne sera jamais un outil important de lutte contre la délinquance et encore moins contre le terrorisme.

En réponse, le Maire et son adjoint à la sécurité nous ont maintenu que la vidéosurveillance (qu’ils nomment « vidéoprotection ») était un moyen reconnu de lutte contre la délinquance et que les administrés en redemandaient.

 

Lors de ce conseil, nous n’avions pas lu l’ouvrage de Laurent MUCCHIELLI. Depuis, sa lecture nous a confirmé ce que nous dénonçons depuis l’implantation de la vidéosurveillance dans notre ville :

 

  • Bois-Colombes détenant, au 31 Décembre 2017, 61 caméras, soit environ 1 caméra pour 475 habitants, notre ville est « mieux » équipée que Marseille qui en compte 1 pour 771 habitants, ce qui est manifestement excessif (et particulièrement onéreux) au vu de la faible délinquance dans notre ville ;
  • La vidéosurveillance de la rue n’est pas une technique particulièrement efficace dans la lutte contre la délinquance. Son usage le plus avéré dans ce domaine réside dans la recherche d’images permettant de retrouver des éléments de preuve pouvant contribuer aux enquêtes. Cependant, la vidéosurveillance n’est utile aux forces de police et de gendarmerie que dans une proportion comprise entre 1 et 2% du total des enquêtes qu’ils réalisent sur ces infractions.
  • La volonté de « sécuriser » un lieu public précis par le biais de la vidéosurveillance ne fait que déplacer ailleurs l’activité délinquante et ne résout donc pas le problème.

 

Laurent MUCCHIELLI souligne également que :

 

« Face aux attentes de la population, l’installation d’un dispositif de vidéosurveillance présente ainsi l’avantage incomparable de constituer une action concrète et visible qui peut être présentée par l’élu comme une réponse volontariste. Le calcul politique n’est certes rentable qu’à court terme, d’une part parce que la demande de caméras risque d’être sans fin, d’autre part, parce qu’il ne semble pas que le sentiment d’insécurité soit réellement impacté par l’installation de la vidéosurveillance. Mais les élus raisonnent le plus souvent sur le court terme, envisageant la sécurité ou la tranquillité comme la résolution d’une série de problèmes particuliers plutôt que comme une réflexion et une stratégie globales ».

 

Et, dans un article du PARISIEN du 5 Mars 2018, la journaliste s’exprimait ainsi :

« Une police municipale de 45 agents et 62 caméras de vidéosurveillance dans une commune de 30 000 habitants qui a enregistré moins de 250 plaintes en 2016, n’est-ce pas tuer une mouche avec un bazooka ? ».

 

Nous partageons entièrement ces réflexions et continuerons donc de nous opposer à ce développement de la vidéosurveillance qui, outre les conséquences sur notre vie privée (se savoir observé par des étrangers n’est jamais agréable), constitue un coût particulièrement important pour notre ville.

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Vœux pieux

Comme chaque habitant de Bois-Colombes, j’ai reçu la lettre du maire nous présentant ses meilleurs vœux pour la nouvelle année. Il est rassurant que certaines traditions subsistent. Rassurante, c’est justement ce que cette lettre semblait vouloir être. A ne parler que de sécurité, cheval de bataille électoraliste favori du parti présidentiel, toute inquiétude aurait du, à la lecture, se dissiper. C’est pas de chance : ma réaction fut presque inverse.

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Montagne russe…

Par J.P. Allouard Carny

Quel automobiliste n’a pas remarqué l’augmentation irraisonnée de ralentisseurs, passages piétons surélevés, « coussins berlinois » et autres obstacles destinés à ralentir les voitures.

Le progrès, grâce aux techniques des enrobés, permet d’obtenir des revêtements de grand confort, ce que contrarie un usage immodéré de ces chaos artificiels.

De plus, ils n’empêchent nullement certains automobilistes irascibles de chatouiller l’accélérateur entre deux ralentisseurs.

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Sur les caméras…

Pour notre sécurité, la Municipalité a décidé de recourir à l’installation de caméras video dans nos rues et places.
Derrière l’appât de la sécurité se cache, bien souvent, l’hameçon de la perte de liberté.
La sécurité est le premier ennemi de la liberté.
Le paradoxe non seulement n’est pas compris, mais au contraire, on proclame que la revendication  » libre par ce qu’en sécurité » doit-être satisfaite immédiatement. Or, la sécurité pour soi, limite nécessairement la liberté de l’autre. (suite…)

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La police municipale ne doit pas être dotée de pistolets à impulsions électriques

Par Colette Noël

En dépit des avertissements lancés par divers organes nationaux ou internationaux, le ministre de l’Intérieur a publié le 26 mai un nouveau décret permettant aux maires de doter leur police municipale du pistolet à impulsions électriques (PIE), jusqu’ici réservé à la police nationale.

Amnesty International France (AIF) souligne à nouveau le risque de non respect des normes internationales relatives au recours à la force ainsi que de la Convention des Nations unies contre la torture. 
Les conséquences de l’utilisation du PIE sont potentiellement d’une extrême gravité, notamment du fait de l’imprévisibilité liée à la nature même de cette arme, puisqu’elle peut provoquer des blessures allant jusqu’à la mort pour certaines personnes. En effet, dans son rapport « États-Unis, les armes paralysantes dans le maintien de l’ordre », Amnesty International a dénoncé les nombreux cas de personnes décédées après avoir reçu des décharges de PIE utilisés par des policiers américains.

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La vidéo-surveillance n’est pas une priorité pour notre ville

500.000 euros par an pour le fonctionnement de la vidéosurveillance (auxquels il faut ajouter les deux millions d’investissements de départ). Autant d’argent qui dans une ville où la délinquance est faible et où les ressources fiscales sont très basses pourrait être utilisé à de meilleures fins.

Cette trentaine de caméras élucidera, comme partout en France, 2 ou 3 cas par an. Deux élucidations de Tag par an valent-ils 500.000 euros ?

Assurément non. Si la ville subissait une vague de crimes et de délits, oui. Mais dans le contexte actuel le maire ferait mieux de s’occuper des vraies préoccupations des Bois-Colombiens.

Cette somme pourrait servir par exemple à : (suite…)

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1,8 millions d’euros pour vivre dans un loft ou la vidéosurveillance à Bois-Colombes

La vidéosurveillance est aujourd’hui, portée par une opinion publique favorable, plébiscitée par toutes les tendances politiques confondues. D’ailleurs, il convient de souligner le glissement sémantique puisque le mot de vidéoprotection est préféré à celui de vidéosurveillance. Cela rassure car on ne veut plus nous espionner mais nous protéger comme si une caméra ne servait pas à filmer !

Ce désir de protection ne doit pas masquer les enjeux et les questions philosophiques attachées à ce moyen.

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Revue de presse sur la vidéosurveillance

La municipalité ayant décidé d’installer 36 caméras de vidéosurveillance pour un montant total de 1,800,000 €, voici un tour d’horizon de quelques articles sur le sujets :

D’abord les… enfin non, le pour :

mais très vite relativisé par (dans l’ordre chronologique) :

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Sondage : Pour ou contre la vidéosurveillance à Bois-Colombes

La municipalité de Bois-Colombes a voté dans le budget 2010, l’installation de 36 caméras de vidéosurveillance dans Bois-Colombes pour un montant total de 1,800,000 €. Changeons d’èRe vous propose par l’intermédiaire des commentaires cet article de donner votre opinion sur le sujet.

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