Le vrai prix de la coulée verte

Le 7 Juin dernier, la municipalité a organisé une réunion d’information sur l’aménagement de la future coulée verte entre la Gare de Bécon et la Gare des Vallées qui va enfin voir le jour après avoir été annoncée depuis plus de 10 ans.

Mais le coût de cet aménagement annoncé par le Maire lors de cette réunion est très en dessous de son coût réel (et, vu l’envolée de la dette par habitant dans notre ville, cet aspect n’est pas négligeable) : 1.673.000 € de coût total annoncé, ce qui correspond en fait uniquement au coût d’acquisition des terrains. Car la majorité municipale a malencontreusement oublié les dépenses antérieures relevées dans les comptes de la ville : 225.600 € pour des études de démantèlement des voies (2012), 788.730 € pour des travaux de déconnection électrique du raccordement de Courbevoie (2014) et 1.993.359 € pour des travaux de dépose physique des extrémités des raccordements de Courbevoie (2015). Soit un coût total pour notre ville de 4.680.689 € à ce jour (Lire l’article précédent sur ce sujet dans lequel la municipalité jurait que les Bois-Colombiens n’allaient pas mettre trop la main à la poche).

Si on y ajoute les 2.580.000 € pris en charge par le Conseil Départemental (ne pas oublier que le Département est aussi financé par une partie de vos impôts locaux), cette coulée verte de 1,2km va donc coûter au total la somme exorbitante de 7.260.689 €, soit 6.050 € le mètre !

Enfin, dans cette même réunion, le Maire a tenu les propos suivants : « j’ai réussi à faire inscrire dans les projets futurs le prolongement du métro du Pont de Levallois jusqu’à la gare de Bécon » qui lui ont permis de bénéficier d’une salve d’applaudissements, les participants imaginant sous peu le métro au coin de la rue… La réalité est toute autre : le 15 Avril 2016, le Conseil Départemental du 92 a voté à l’unanimité un vœu demandant au Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) d’inscrire le prolongement de la ligne 3 du métro à son programme d’investissement. Chacun appréciera cette façon de s’approprier un simple vœu sans aucune valeur contraignante et de s’attirer ainsi la sympathie de ses concitoyens.