Chère commune

Le printemps est l’occasion de discuter en Conseil Municipal des finances de la commune. Même si cela peut paraître technique, les choix effectués par la majorité municipale sont déterminants pour l’avenir des bois-colombiens et l’évolution prise au cours de ces dernières années nous inquiète.

Le taux de la taxe d’habitation est, depuis 2011, de 24,98 % (soit le taux le plus élevé du 92) : en 2000, elle était de 14,51 %. Pourtant, les recettes de fonctionnement augmentent de façon significative : +9% pour le produit des impôts et + 4,45% pour le produit des services (essentiellement ceux liés à l’enfance : restauration scolaire, accueils périscolaires, crèches) entre 2014 et 2015.

La pénalité pour insuffisance de logements sociaux a coûté 137.486 € en 2015. Et cela va continuer puisque la commune ne respecte pas le taux légal de logements sociaux (18,18% contre 25%).

Les charges financières ont augmenté de 34% entre 2014 et 2015 du fait notamment d’intérêts payés au titre de l’emprunt toxique restant et de 11,7 M€ d’emprunts nouveaux contractés en 2015 (pour financer notamment des projets dont l’utilité n’est pas contestée mais dont le coût est exorbitant : 21M€ pour la rénovation de Smirlian, 5M€ pour la coulée verte, etc.).

L’endettement de la ville est donc, au 31 Décembre 2015, de 42M€ (contre 31,4M€ en 2007). Ainsi entre le 1er Janvier et le 31 Décembre 2015, la dette par habitant est passée de 1.100 € à 1.447,80 €. Et les prévisions budgétaires pour 2016 la portent à 1.844 € au 31 Décembre 2016 (du fait d’emprunts supplémentaires en 2016 pour 12,4M€, soit 54,4M€ d’emprunts au total à fin 2016), soit une augmentation de 67% en 2 ans. A titre de comparaison, la dette par habitant dans des communes de même strate est en moyenne de 1.099 €.

Tout cela est inquiétant parce que, même si ce n’est pas le cas actuellement, dans quelques années, les bois-colombiens devront nécessairement assumer les choix financiers de la majorité municipale.