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Echecs aux Echecs (et aux autres associations) dans les écoles

Lors d’un précédent conseil, nous avons interrogé le Maire sur la sortie envisagée des écoles des associations proposant des activités extrascolaires en son sein.

Cela concerne notamment les échecs alors que le cercle d’échecs de Bois-Colombes, qui a le label de club formateur et a fait émerger plusieurs champions, existe depuis 26 ans, est présent dans les écoles de la ville, dans le cadre d’activités extrascolaires, depuis 25 ans et a ainsi permis à de très nombreux bois-colombiens de pratiquer cette discipline (dont l’intérêt éducatif et citoyen est indéniable).

Il nous avait alors été vaguement répondu qu’effectivement, cela était prévu car il s’agissait d’activités extrascolaires qui empiétaient sur les activités périscolaires et que certaines de ces activités allaient revenir au sein des écoles dans le cadre de nouvelles activités proposées au sein des TAP (temps d’activité périscolaire créé par la réforme des rythmes éducatifs).

Renseignements pris, la Mairie a effectivement pris la décision de supprimer toute activité extrascolaire au sein des écoles pour des motifs divers mais totalement inopérants :

–          Les activités extrascolaires mobiliseraient des salles au détriment des TAP : FAUX, la plupart des activités extrascolaires se déroulaient entre 17H30 et 18H30, donc après les TAP qui se terminent à 17H30 ;

–          Des problèmes seraient survenus lors des liaisons entre les animateurs de la ville et les intervenants des associations : est-il nécessaire de sanctionner toutes les associations pour des problèmes ponctuels ne concernant ni toutes les associations, ni toutes les écoles. N’aurait-il pas été plus intelligent de mettre en garde l’association concernée, voire de la menacer de l’arrêt de toute intervention dans les écoles si de nouveaux problèmes apparaissaient plutôt que de sanctionner toutes les associations ?

–          Les enfants ne feraient pas la différence entre les activités périscolaires et les activités extrascolaires ? Ah bon ? Et alors ?

La Mairie a affirmé que cela arrangerait les associations car elles auraient obtenu, en échange, plus de créneaux dans les espaces municipaux autres que les écoles, ce qui va leur permettre d’accueillir plus d’enfants, et que les associations ayant accepté d’intervenir dans le cadre des TAP allaient bénéficier de plus de notoriété et, par conséquent, de plus d’inscriptions.

Là encore, le raisonnement de la majorité municipale est totalement erroné :

–          La majorité des enfants accueillis dans les activités extrascolaires au sein des écoles ne la pratiquerait pas si l’activité concernée se déroulait en même temps mais à l’extérieur de l’école puisque leurs parents travaillent et ne sont pas disponibles à 16H pour accompagner leurs enfants.

–          Seuls les enfants de CM1-CM2 sont susceptibles d’effectuer les trajets seuls entre l’école et le lieu de l’activité puis pour rentrer chez eux. Les autres seront donc lourdement pénalisés puisqu’ils n’auront plus accès aux activités.

–          Les créneaux obtenus par les associations se situent en semaine et en fin d’après-midi, donc à un moment de la journée où, dans leur majorité, les parents des enfants travaillent et ne sont donc pas disponibles. Donc, à supposer que les TAP permettent d’intéresser certains enfants aux activités (ce qui est le but de la réforme), encore faut-il que les enfants puissent continuer de pratiquer l’activité en extrascolaire à un moment où les parents sont disponibles pour les accompagner.

–          Enfin, l’intervention de 3 associations dans le cadre des TAP (échecs, trampoline et tir à l’arc) va être totalement bénévole (les associations ne pouvant, contrairement à ce qui avait été annoncé lors d’un comité de suivi de la réforme des rythmes éducatifs, prétendre à une subvention supplémentaire pour compenser le coût salarial de l’intervenant) et il va falloir un certain nombre d’inscriptions pour payer cet intervenant…

 

En conclusion, comme d’habitude, la majorité municipale a pris une décision sans mesurer l’impact sur les enfants et sur les associations :

–           De nombreux d’enfants ne vont plus pratiquer les activités qu’ils pratiquaient auparavant au sein des écoles car ils ne peuvent faire les trajets seuls ;

–          Les échecs disparaissent des écoles alors qu’il a été démontré que ce sport permettait de développer des compétences mobilisant logique, stratégie, rigueur, concentration, mémoire et capacité d’abstraction qui sont des facteurs de réussite scolaire ;

–          Les associations vont perdre un grand nombre d’adhérents (le club d’échecs, qui avait ainsi 300 écoliers il y a 2 ans, n’avait que 19 inscriptions au forum des associations et en espère 50 pour la prochaine année scolaire !) ;

–          La pérennité de certaines associations (notamment le club d’échecs dont le sport scolaire est la colonne vertébrale) est en jeu puisque les associations, contrairement à ce qu’affirme la majorité municipale avec une mauvaise foi qui frise l’indécence, ne sont pas des sociétés commerciales dont l’objectif est de faire toujours et encore plus de bénéfice et que, par conséquent, la perte d’un certain nombre d’adhérents fragilisera des équilibres budgétaires souvent déjà branlants.

 

En résumé, cette décision montre, une fois de plus, que la pérennité et le développement du tissu associatif de la ville ne fait pas partie des priorités d’Yves REVILLON et de sa majorité (comme l’histoire de la Philotechnique l’a malheureusement fort bien montré) et que le bien-être de la jeunesse bois-colombienne – pourtant de plus en plus nombreuse – est bien éloigné de ses préoccupations.

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