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La bienveillance de la mairie pour les promoteurs

 

Dans le quartier des Bruyères, le triangle formé par la rue Guynemer et le Bd de Europe ne fait pas partie de la Zac. Ce secteur a été attribué à Séfri cime en toute opacité.

Exposé des faits :

En 2006, la mairie préempte le 7-9 Rue du capitaine Guynemer puis revend immédiatement au promoteur.

En 2007, la mairie préempte le 32 Avenue de l’Europe, à un prix nettement inférieur que celui obtenu par le propriétaire. Celui-ci est obligé de faire fixer le montant par le juge aux expropriations et la mairie cède le bien à Séfri cime. La mairie préempte ensuite le 21 rue Guynemer. La préemption est levée quand le propriétaire accepte de vendre à l’acheteur désigné par la mairie : Séfri cime.

Les propriétaires du secteur comprennent que le promoteur détient de fait une exclusivité d’achat pour toutes les parcelles du secteur. En 2008, quelques jours après la réélection de Mr Révillon, Séfri cime signe le même jour l’achat de 5 biens immobiliers. Parallèlement à ces acquisitions successives, la mairie allège les contraintes de construction pour ce secteur.

En 2007, ce périmètre est retiré du secteur pavillonnaire (zone UD) ; En 2009, les nouvelles règles d’urbanisme permettent désormais la construction à cet endroit d’immeubles de 7 étages. Le promoteur peut désormais construire au moins 35 000 m2, soit un chiffre d’affaire de 200 millions€.

  • Y a t-il eu un appel d’offres ? : NON
  • Y a-t-il eu mise en concurrence de plusieurs promoteurs ? NON
  • La mairie a t elle informé le conseil municipal de son intention de favoriser ici une opération immobilière ? NON
  • Le bénéfice pour la collectivité ? Nous le cherchons encore… Mr Révillon présente l’opération comme purement privée. Privée ? Quand la mairie préempte, force les ventes à un opérateur privé et modifie les règles d’urbanisme en sa faveur…

Dorénavant pour les promoteurs immobiliers, à Bois-Colombes, il suffit de se servir dans le patrimoine immobilier des particuliers. La mairie se charge de leur obtenir des conditions qu’avec la loi du marché, ils n’obtiendraient pas. Tous les jours, la droite affirme qu’on ne peut pas se soustraire aux lois du marché et au principe de compétition.

Yves Révillon, maitre de Bois-Colombes lui, s’y soustrait ! Il attribue en direct un territoire à un promoteur. Mr Révillon a une opinion toute personnelle de la frontière entre secteur public et secteur privé.

Cette façon de procéder est une porte ouverte à de nombreuses tentations.

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