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La municipalité contre le pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat est depuis des années une préoccupation centrale des Français, en atteste la position centrale de ce sujet lors de la dernière campagne présidentielle.

L’Etat n’est pas le seul à pouvoir agir positivement (ou négativement comme le fait Nicolas Sarlozy) sur le pouvoir d’achat. Les collectivités locales, au premier chef les communes, disposent de leviers importants pour favoriser le pouvoir d’achat des français : baisses des impôts, des tarifs des prestations municipales, du coût du logement. Mais à Bois-Colombes la municipalité ne les utilise pas.

Ainsi, l’opposition de gauche demande depuis plusieurs années que les impôts locaux, parmi les plus élevés du département, diminuent. D’autant que le maire s’était engagé à le faire à partir du moment où les entreprises des Bruyères s’installaient. Mais l’implantation d’IBM, de Colgate et d’Aviva n’a généré aucune baisse d’impôts (peut être interviendra-t-elle un an avant les prochaines élections municipales ?). Pire on a vu un impôt supplémentaire se créer en 2010. Au détriment des revenus des ménages. Il s’appelle nouvelle tarification scolaire et culturelle qui amène une progression très forte de ces prestations (environ 40 %) pour toutes les classes sociales y compris les moins aisées qui subissent par ailleurs de plein fouet la crise financière de 2008. Inutile de préciser que l’augmentation du coût ne s’accompagne pas d’une meilleure qualité des prestations.

La municipalité aurait pu également, puisque le logement est le premier poste de dépenses des ménages, produire du logement social permettant aux classes moyennes et populaires de se loger. Elle aurait pu également réaliser des opérations de logement à coût maîtrisé (livraison de programmes avec une décôte de 20 à 30 % du prix de marché)  plutôt que de laisser s’édifier des programmes à 7.700 euros du m² comme au 1 rue Chefson.

En agissant ainsi la municipalité crée un mécanisme de sélection sociale : si vous n’êtes pas riche il ne vous reste plus qu’à quitter Bois-Colombes.

3 commentaires. Ecrire un commentaire

  1. JoE.

    Mince, je viens de réserver un logement à BC… Me serais-je trompé.
    Au prix auquel il est vendu, c’est plusieurs années de salaire et vraiment.
    Si c’est pour rembourser la dette de la Mairie en plus de son fardeau de dette, et ne pas pouvoir inscrire ses enfants sereinement et bien, bof, bof…
    BC est-elle une ville à fuir ?

    • Du tout. Bois-Colombes est une ville très agréable et vous avez fait un bon choix.

      Toutefois, la municipalité ne s’implique pas comme elle devrait, en particulier parce qu’ils se reposent sur des théories libérales où il vaut mieux que ça soit le privé qui fasse plutôt que le public (genre une entreprise public n’embauche pas, ne sait pas créé des richesses ou être innovante !!! EDF, la SNCF AIRBUS etc… démontrent le contraire).

      Non, la municipalité raisonne encore sur un modèle qui est en place dans la plus grande partie du monde depuis des années et qui a montré ses défaillances voire ses dangers (voir les conséquences de la crise actuelle sur les classes moyennes)…

  2. En un mot, La mairie de Bois-colombes à d’autres pré-occupations que celle du mieux vivre ensemble.
    Très belle article !
    Mais je pense aussi qu’avant l’arrivée de ces entreprises bois-colombes était déjà endetté…a-t-elle rembourser sa dette?
    Est-ce un oublie aurait-il d’autres pré-occupation à l’avenir?
    Délègue-t-il ses affaires à des incompétent?
    Ceci-dit, cela ne justifie pas le fait de ne pas tenir sa parole de la part du maire!!!!!!

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