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La gare de Bois-Colombes au quotidien

Contribution de Marie-Françoise Gabison

Je me suis toujours demandée pourquoi dans la ville, la presse municipale, personne ne parle de la Gare de Bois-Colombes ou alors je ne suis pas informée.

Il y a très longtemps une pétition avait circulé aux abords de la gare pour protester contre son état et de la dégradation du trafic.

Depuis rien… sauf des trains de plus en plus irréguliers, sales, surchauffés en période solaire intense, avec la remise en circulation des « petits gris », certes repeints de couleurs

vives. Dans ces trains, pas de plan de circulation, aucune indication, des places en vis-à-vis tellement étroites que si vous mesurez plus de 1.75 m, c’est un exploit de pouvoir s’asseoir. Impossible de poser un sac, il n’y a pas de porte bagage, et qu’en plus il faut se glisser entre les poussettes et les vélos, ceci devient de la haute voltige après avoir enjambé le marche pied qui se trouve à une bonne distance du quai. Tel est le sport quotidien.

Mais depuis plusieurs mois, la SNCF a transformé la gare en un lieu aussi peu accueillant que possible.

Auparavant il y avait deux guichets et un bureau de réservation grandes lignes. Ce bureau fermé est remplacé par un automate, ou alors il faut se rendre à Asnières, Colombes ou Paris… ou se servir du site SNCF.com qui n’est pas des plus pratique pour connaître les horaires.

L’unique guichet est très souvent fermé. La petite gare côté Bois-Colombes est entièrement automatisée. Pas un seul siège dans le hall glacial.

Pour accéder aux quais, il faut main- tenant passer par des portillons automatiques avec un ticket ou un Navigo permettant de suivre tous vos trajets…

Une fois votre titre de transport validé, les portillons s’ouvrent, mais ne rêvez pas trop, n’ayez pas une grosse valise du côté rue, car le temps d’ouverture est très limité.

Une fois arrivé sur le quai, mais que le train est supprimé ou annoncé avec retard, plus question de ressortir. Le Navigo exige 10 minutes de temporisation, si vous le repassez, la croix rouge s’allume, une sonnerie se déclenche comme si vous étiez un vulgaire fraudeur.

Votre ticket devient périmé puisque vous le repassez une deuxième fois. Vous êtes contraint de rester sur le quai dans le froid en hiver, la salle d’attente n’est pas fermée. Impossible de profiter de ce temps contraint pour acheter un journal, une petite viennoiserie etc… Mais vous aurez sans doute remarqué le prix des boissons du distributeur sur le quai.

Vous ne pouvez plus accompagner quelqu’un sur le quai, vous devez laisser la personne à l’entrée à moins que vous décidiez de faire cadeau à la SNCF d’un ticket en le validant. Avec votre ticket même si le besoin ne se fait pas sentir, vous payez le métro, sans pour autant pouvoir prendre le bus.

Enfin est-ce que toutes ces machines, automates et caméras sont réellement moins cher qu’une présence humaine ?

Quand la SNCF sera complètement privatisée et qu’elle devra distribuer des dividendes aux actionnaires, que deviendra la gare de Bois- Colombes ?

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