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Les ordinateurs de votes toujours en question…

Depuis 2007, la municipalité de Bois-Colombes nous oblige à voter par le biais d’ordinateurs de vote. Le dernier vote électronique s’est certes mieux déroulé (souvenez-vous des files d’attente de plusieurs heures), et présente certains atouts comme l’économie de papier ou la proclammation immédiate des résultats toutefois ces modalités posent toujours quelques difficultés. Au point que certaines villes ont décidé de revenir au mode de vote traditionnel.

Par exemple, la ville de Voreppe dans l’Isère avait pris la décision en janvier 2007 de s’équiper de ces ordinateurs. Après 2 ans d’utilisation et trois scrutins, la municipalité a décidé de les mettre au placard et ceci pour diverses raisons (voir le compte rendu du conseil municipal du 27 avril 2009) :

  • Même si les scrutins se sont biens passés, le nombre d’électeurs en difficulté est plus important avec les ordinateurs que sans.
  • Les électeurs ne peuvent pas, à l’encontre de ce que recommande l’Europe et l’OCDE, comprendre, pour certains, et vérifier, pour tous, le processus de comptabilisation des voix.
  • Financièrement, l’utilisation des machines coûte plus cher que le bulletin papier et engendre une forte dépendance vis à vis des sociétés qui vendent ces ordinateurs (contrat de maintenance, mises à jour…).

De plus, l’exemple de Perpignan lors des élections municipales montre qu’il existe encore des personnes prêtes à tout pour frauder lors de scrutin. Seulement, avec les machines, si quelqu’un modifie le programme interne de l’ordinateur, même l’observateur le plus aguerri ne pourra s’en apercevoir, laissant donc planer un doute non acceptable en démocratie. Et le programme interne n’est pas si difficile à changer.

En effet, même si lors de l’installation des ordinateurs, la municipalité n’a pas hésité à mentir (peut-être, elle-même trompée par « l’intox » des fabricants de machine) affirmant qu’il ne s’agissait pas d’ordinateur mais simplement de mécanismes électroniques. Or, les machines achetées par la mairie de Bois-Colombes ne sont ni plus ni moins que des ordinateurs tournant sur le système d’exploitation le plus piraté du monde : Windows XP.

Enfin, nous avons pu également voir lors de ces dernières élections, qu’avec les machines un grand nombre de liste devient un élément perturbateur au bon déroulement du scrutin : sommes-nous sûr que les listes se trouvant sur la seconde page (difficilement accessible) n’ont pas été défavorisées?

À l’instar de certaines communes, M. Révillon et son équipe devraient établir un bilan de cette expérience et surtout organiser un véritable débat, démocratique sur l’utilisation des machines à voter (débat que la municipalité a toujours refusé d’entamer).

1 commentaire. Ecrire un commentaire

  1. Matif

    le vote électronique continue de s’étendre en France, surtout avec le vote par internet. Utilisé pour les prud’hommes à Paris, il a été imposé pour l’élection des membres du conseil de l’ordre des infirmiers, il est autorisé pour les élections des représentants des CE dans les entreprises. Et même pour des ***élections politiques*** : le Conseil Supérieur des Français de l’Etranger (qui ensuite élit 12 sénateurs).
    D’ailleurs un recours a été déposé http://www.france-amerique.com/articles/2009/08/08/election_afe_recours_devant_le_conseil_d_etat_dans_la_circonscription_de_washington.html

    Restons vigilants.

    Signer et FAIRE SIGNER la pétition nationale (déjà plus de cent mille signatures), c’est important !
    http://www.ordinateurs-de-vote.org/Comment-agir.html

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